A Paris se joue une pièce de théâtre macabre dont vous êtes les acteurs...
 
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 Les blablas de Jaja

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Jilly Macaron

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Messages : 28
Date d'inscription : 21/06/2011

MessageSujet: Les blablas de Jaja   Sam 25 Fév - 14:45

Bon, voilà, pour mon come-back, je décide de poster ici les machins que j'écris. Je préviens de suite : CE SONT DES DÉBUTS D'HISTOOOOIRE.
En fait, je comme ce plein d'histoire et après je sais pas comment rédiger la suite. Alors, voilà. C'est concept.


Golgonda

Chapitre Premier
“Et que celui qu’on ne croyait être fut”


Lorsque ciel et mer se déchaînent, j’aime à regarder les vents tourbillonner et les flots se fracasser contre les rocs, dans un mugissement assourdissant. Les tempêtes entraînent tous les éléments avec eux, et il m’avait toujours semblé qu’elles étaient la force primitive de toute vie. Je croyais sans doute que je venais moi-même d’une tempête. C’est pour cela que, même s’il pleut et que le souffle du vent peut me jeter au sol, je reste toujours debout à contempler les éléments se déchaîner.
Un matin, Milo, qui partait toujours à l’aube sur la grève pour ramasser des conches, revient précipitamment vers le village. Je ne savais pas encore ce qu’il avait vu, et toute intriguée que je l’étais, je l’ai suivi, comme bon nombre d’autres curieux. Il se précipita chez le maire, et lui exposa le problème. Il venait de trouver sur la plage, à ses dires, un homme échoué, probablement. Tous en vinrent à la conclusion qu’il devait s’agir d’un naufragé, vu la tempête qui avait fait rage la veille. Le maire ordonna qu’on ramène ce malheureux au village afin de s’assurer que sa vie n’était pas en danger, et ce qui fut dit fut fait. Je n’eut pas le loisir de m’approcher de près de l’étranger, mais j'eus quelques échos. Marri m’affirma qu’il était très beau, et les rumeurs courraient sur sa nature princière -un fils de seigneur qui aurait échappé à une attaque de pirates. Je ne savais, en vérité, pas trop quoi penser, et ne l’ayant pas encore vu de mes propres yeux, je ne pouvais que spéculer ; et je ne croyais qu’à ce que je pouvais voir.
Malgré l’agitation lié à ce mystérieux visiteur, je continuai ma routine quotidienne comme si de rien n’était. Chaque matin, je mettais le pain au four avant même que l'aube ne soit levée et j'ouvrais la boutique lorsque je sortais le bon levain tout chaud et croustillant des fours. Notre village n'est pas bien grand, et tous comptent sur le pain que prépare notre famille. Ces derniers jours, je suis seule à la tâche. Père et mère sont allés à la Citadelle il y a de cela deux semaines, et le neveu Lorant s'est brisé le poignet dans l'orage d'il y a huit jours. Un arbre qui s'est écroulé, il aurait pu y laisser la vie.




Ascenseur

J'appuyais fermement sur le bouton d'appel de l'ascenseur à maintes reprises. Je savais pourtant que ça ne servait à rien et qu'il n'arriverait pas plus vite, mais ça m'occupais au moins quatre ou cinq secondes de plus. Durant le temps restant, je lissais le plis de ma robe noire, celle que m'avait offert oncle Georges l'été dernier (toujours à m'offrir des fringues sexy, sacré tonton Jojo !).
L'ascenseur s'ouvrit enfin sur la petite cabine de 80 cm sur 80 cm (tout au plus !) où l'on peut tenir qu'à un et demi. L'habitacle est déjà occupé par un moustachu en gros pull à l'allure sympathique portant un gros sac de course (d'où dépassait par ailleurs un poireau). Je songe à prendre le prochain pour ne pas être trop collée à lui (et éviter de me prendre un poireau en pleine poire) mais un vif coup d'œil à ma montre me fait me presser le pas, et j'entrai en trottinant sur mes talons aiguilles (décidément, cette robe m'empêche de marcher normalement !).
Mon index à l'ongle rouge pressa sans attendre le bouton "R" tandis que j'essayais de m'éloigner le plus possible de mon congénère sur la droite. A mon grand désarroi, l'ascenseur monta en direction du onzième étage, destination du moustachu, sans aucun doute.

Nous venions tout juste de passer le dixième étage lorsque l'ascenseur s'arrêta brusquement (argh ! une panne ?).
Le moustachu en perdit son sac et le sol de la cabine fut envahi par une dizaine de patates, trois grosses carottes, un navet et le poireau. L'homme poussa un cri étonnamment rauque et se baissa pour ramasser ses légumes. J'en profitais pour observer son gros pull dans le détail (en laine marron clair, avec une énorme tête de chat violet, l'air halluciné, à en faire peur). Son jean noir était déchiré aux genoux et couvert de taches de couleurs (sans doute de la peinture, un artiste ?). L'unique pensée qui clignotait dans mon crâne était : "Ce type est bizarre ! Ce type est bizarre ! Ce type est bizarre !" (est-il mentalement normal de visualiser une alarme son esprit ?).
Quand il s'est relevé, il m'a regardé, je l'ai regardé, on s'est regardé. Regards croisés. Mondieumondieumondieu.

Quand je me suis relevé, je l'ai regardé, elle m'a regardé, on s'est regardé, nos regards se sont croisés. Elle était très élégante dans cette robe moulante et j'évitais de m'attarder sur ses formes, car passer pour un pervers était bien la dernière chose que je voulais. Je tentais un sourire amical et réconfortant, mais il ne sembla pas avoir l'effet escompté. La jeune femme pourrait passer au travers du mur si elle continuait à se coller si fort contre la paroi de l'appareil. Ne sachant trop quoi en penser, ni trop quoi faire, ni trop quoi dire, je tendai un doigt qui s'occupa de spammer le bouton du onzième, dans l'espoir que tout redémarre enfin. Ce n'eut pas non plus l'effet escompté. Je décidai d'engager la conversation sur le sujet de cette embarrassante mésaventure.
"Ha, la technologie, pas très fiable, n'est-ce pas ?
-Oui oui, en effet, de la vrai camelote, haha," répondit-elle nerveusement.
Je ne continuai pas.




Nano 2011
(j'ai tenté mais je n'ai jamais dépassé ce qui est écrit ici)

Prologue ou la fille qui avait un soleil dans la tête

Elle jeta un coup d’oeil au nombre qui s’affichait sur le radiateur et y lu vingt-huit. En frissonnant, elle s’enroula un peu plus dans sa couverture, et se leva. Le radiateur était chaud bouillant. Assise à son bureau, elle n’en était pourtant qu’à un mètre à peine, et ne comprenait pas comment la chaleur faisait pour se perdre ainsi en route. Elle ne chercha pas vraiment plus loin. Elle laissa ses mains un instant sur l’engin brûlant, puis y colla son dos, se laissant glisser au sol. La chaleur irradiait petit à petit dans tout son corps.
Elle se laissa aller au vague, et son regard se perdit au loin. Les murs de son bureau éclataient, et autour d’elle, il n’y avait plus que de grands nuages rougeâtres ; le plafond était devenu un immense ciel orangé.
Elle ferma les yeux, perdit les formes, mais garda les couleurs. Elle en avait plein la tête, des couleurs. Des feux d’artifice, des arcs-en-ciel, des pastels. Une musique montait comme à ses oreilles. Quelque chose de fort et de puissant. Dans sa tête, il y avait un véritable opéra. Du son, des lumières, du drame. Son petit théâtre à elle. Des heures durant elle pouvait y rester, lorsque l’envie lui prenait, et elle s’inventait ses histoires.

Quand elle se réveilla, elle mourrait de chaud. Elle se leva avec difficulté, encore toute engourdie, et chercha a tâtons le bouton pour éteindre le radiateur. Après trois pas, elle lâcha la couverture qui s’étala sur le sol, et regarda autour d’elle. Sa vision était encore trouble, mais elle savait qu’elle était toujours dans son bureau. A l’aveuglette, elle tituba vers son fauteuil et y plongea. Elle avait mal au derrière et en déduit qu’elle avait du rester là toute la nuit. Son esprit était tout embrouillé, et il lui fallu de longues minutes pour qu’elle se remette en phase avec la réalité.
Un rayon de soleil perçant au travers du volet fermé vint se cogner contre sa rétine, et elle ne put s’empêcher de fermer à nouveau les yeux, qu’elle rouvrit un court instant plus tard. Elle sentait la chaleur du soleil lui brûler l’oeil, mais ne bougeait pas. Il lui semblait que rien n’avait plus d’importance que le soleil en ce moment précis.
Lorsqu’elle se leva enfin, elle appuya sur l’interrupteur pour éteindre la lumière qui avait grillé toute la nuit, puis se tourna vers la fenêtre. Elle l’ouvrit, débarrassant la pièce de la chaleur étouffante qui y régnait ; et d’un geste qui lui semblait sur l’instant d’une importance capitale, elle ouvrit les volets. Les rayons du soleil pénétrèrent comme de joyeux serpentins de lumière, et une chorale majestueuse s’anima sous son crâne ; tout un orchestre invisible lui jouait les Gitanerias avec une force magistrale, et les violons s’accordaient à merveille aux sons andalous que lui portait l’astre solaire. Elle se sentait emportée dans une danse divine qui la conduirait jusqu’aux cieux, et elle danserait avec Hélios jusqu’à ce que le monde ne soit plus. Elle sentait le moindre poil de son corps s’hérisser alors que la chaleur l’entourait ; elle portait un manteau de coton brûlant. Elle voulait retrouver cet astre qui l’appelait à lui.
Dans un soubresaut d’exaltation, elle enjamba le rebord de la fenêtre pour s’y asseoir, et se retrouva les jambes ballantes dans le vide. Les bras en arrière, elle donna son visage au soleil pour qu’il y grave sa marque. Elle s’abandonna à cette ivresse ardente qui lui brûlait les yeux. Elle ne se rendit pas compte que les larmes lui coulait le long des joues, tant son émerveillement était à son paroxysme ; elle ne se rendit même pas compte qu’elle se levait du rebord de la fenêtre pour attraper le soleil et le serrer dans ses bras. Elle avait l’impression de s’envoler vers lui, tendant ses bras le plus loin qu’elle le put, dans une extase embrasée, ne supportant pas de le voir filer sous ses doigts.
Elle ne se rendit pas non plus compte qu’elle venait de sauter du huitième étage.

Elle vivait dans un monde de couleurs. Elle vivait dans un monde de chaleur.

Désormais, elle dansait éternellement avec le soleil.
Séléna et Hélios réunit.


Chapitre Premier ou le courage du Python

Un doute soudain prit Jarvis. Il tâta sa poche de jean et constata avec soulagement que ses clefs y étaient encore. Il continua le chemin jusqu’à son appartement en les gardant à la main, pour pouvoir dégainer la clef magnétique du bas de son immeuble à la seconde où il y serait. Ce qu’il fit.
Il récupéra son courrier, se vautra dans son canapé et jeta un oeil à son portable. Un nouveau sms d’Emma. Qu’est-ce qu’elle voulait encore celle-là. Il soupira et lu le message. Sans intérêt. Il regarda les enveloppes. Spam. Spam. Spam. Loyer. Spam. Il jeta les quatre pubs dans l’incinérateur et posa la dernière lettre sur le comptoir.
Je m’en occuperai demain, se dit-il.
Il se servit un thé glacé avec deux glaçons et une paille, et l’emporta avec lui pour allumer son ordinateur. Il profita du temps de démarrage pour se poser devant la fenêtre qui donnait sur la Garonne. Ça l’apaisait. Surtout après une journée comme celle qui venait de passer. Les nationalistes, ça lui tapait vraiment sur le système. On avait déjà assez d’une présidente qui touchait plus de la dictature que de la démocratie, alors si toutes les régions du pays clamaient leur indépendance en même temps, on ne s’en sortirai plus. Il en avait ras-le-bol que tous les petits intellectuels prétentieux s’exilent à Nightfall City alors que c’était ici et maintenant que l’on avait besoin d’eux. Lui, il ne pouvait pas faire grand chose. Après tout, il n’était qu’un simple maître-nageur, et ce n’était certainement pas un maître-nageur qui allait changer la face du monde. C’est pour ça qu’il s’autorisait à rager sur ceux qui, eux, pouvaient faire, et devaient faire, quelque chose. Hélas, ce genre de personnes se faisaient rares ces derniers temps. Lui, tout ce qu’il voulait, c’est que son pays retrouve ses valeurs, et que ce simulacre de gouvernement s’écroule. Il ne supportait pas que les valeurs républicaines soient ainsi bafouées depuis déjà quatre ans.
Le bruit désagréable de la paille qui aspire à moitié de l’air lui fit comprendre que son verre de thé glacé était vide. Il alla le poser sur le comptoir et s’installa devant son ordinateur. Il regarda sa boîte mail, et supprima nonchalament sa liste de spam avant parcourir rapidement les grands titres du Monde.fr et de fermer toutes les fenêtres de son écran. Il retourna à la fenêtre et posa la main sur la vitre. Il sentait le froid de dehors contre sa paume. Le regard livide, il fixait un point au loin. Il se sentait mal, étrangement vide ces derniers temps, comme s’il manquait quelque chose. Il sentait que sa vie manquait de sens, et que rien ne tournait plus rond. Soupir.
La soirée se passa sans heurt, et avant même qu’il ne s’en rende compte, le lendemain était déjà arrivé, et lui, à la piscine municipale. Il n’y avait personne, à part Louis, qui venait faire ses longueurs tous les matins sans exception. Jarvis, du haut de sa chaise de maître-nageur, se morfondait. Il savait que lorsqu’Elle se rendrait compte que les piscines municipales bouffaient plus d’argent qu’elles n’en rapportaient, Elle les fermeraient. Définitivement. Et il se retrouverait sans rien. Il ne se sentait pas à trouver un autre travail. Sa situation actuelle lui convenait parfaitement, il ne voulait rien changer. Si ce jour arrivait, il n’aurait plus qu’à se jeter dans la Garonne. Peut-être qu’avec un peu de chance des branchies lui pousseront et qu’il s’adapterait à la vie sous-marine. Évidement, il n’y croyait pas, mais nous avons tous un rêve pour lequel nous nous levons tous le matin.
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