A Paris se joue une pièce de théâtre macabre dont vous êtes les acteurs...
 
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 Insulte ton égal, protège le faible.

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Narcisse Roméa
Sans contrefaçon, je suis un garçon
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Messages : 135
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MessageSujet: Insulte ton égal, protège le faible.   Sam 10 Sep - 1:40

- Hé, les rapaces, y'aurait pas eu comme qui dirait une légère augmentation du prix, là ? (...) Non, je ne déconne pas. (...) NON, c'est sérieux. Attendez, j'ai encore les relevés, je vous dis que vous êtes en train de m'arnaquer de 70 centimes par rapport à la dernière fois. (...) Je vous les amène ? (...) Mais les relevés, nom de dieu ! (...) Comment ça, ce sont les nouveaux tarifs ? Ce que je veux moi, c'est l'ancien tarif. (...) Bon écoutez, allez-vous faire foutre. J'irais les chercher moi-même, comme ça vous me déduisez le prix de la livraison et vous arrêtez de faire chier. (...) Si. (...) Je sors, là, donc je raccroche. Vos g...

/ Klic / Putain de merde. Juste pour une livraison d'accessoires maintenant faut se prendre la tête. D'accord, la silhouette seule des danseuses est le centre de leur art, mais le plus ça reste l'accessoire, la touche artistique, la personnalisation, l'appropriation que l'art se fait de la femme sur scène ! Déjà que depuis que le pape a fondé son mouvement des "Religieux sans Frontières" la maison doit des impôts légèrement abusés et arrivent sans cesse des lettres types : "Je vous souhaite de bien brûler en enfer, nous vous regarderons de haut et quand on pissera ça descendra vers vous !", voilà que même les partenaires commerciaux vous font défaut ! Époque de merde, temps de merde. Ce ne sont que quatre putains de petits cartons, quoi ! Et ils veulent lui facturer ça. Eh bien ok, puisqu'ils veulent jouer à "pas d'argent, pas de service", on se passera de leur service. Ses jambes ont déjà parcouru Paris de long, en large et en travers sans le moindre problème. Et puis tiens, qui parle de marcher, au juste ? Les voitures ça rejette du méchant Co2, mais ça peut sauver la vie. ... Ouais non, oubliez. Toutefois, rien ne l'empêchait en effet de prendre sa superbe voiture vert pomme, d'aller poireauter devant des feux rouges et de trouver des crèves-la-faim errer sur les trottoirs.

Oh, attendez. C'était pas au programme, le crève-la-faim sur les trottoirs. Quoique, nous sommes à Paris me direz-vous. Des clodos y'en a et y'en a toujours eu. Y'en a même davantage depuis le chaos dans lequel l'éclipse a plongé le monde. Pourtant, celui-ci n'était pas assis à mendier, il remontait la rue, titubant, le regard vague. Derrière la vitre, Narcisse était mal à l'aise. Derrière, dans la file, les klaxons s'élevaient, le feu était vert et le ou la conductrice ne démarrait pas. Malheureusement mes amis, sa priorité a toujours été l'humain dans le besoin. Le vrai besoin, pas ces fonctionnaires pressés qui veulent rentrer plus vite. Le vagabond s'effondra au sol au milieu de la foule qui eu un mouvement de recul et de panique. Pas un n'esquissa un geste pour apporter son aide.

*Les enfoirés...*

Ni une, ni deux, c'est sous une copieuse averse d'injure qu'au lieu de démarrer sa caisse, Narcisse coupa le contact, sortit de la voiture, la ferma à clefs et courut jusqu'à l'homme. Écartant les curieux, c'est sans une once de répugnance face au pauvre homme que celui-ci fut traîné jusqu'à la fameuse voiture vert pomme, où attendait un de ces fameux fonctionnaires, lequel se mit à insulter la propriétaire de la voiture de pétasse, de crétine, de conne, d'égoïste... Il faut dire que pour aujourd'hui, ses cheveux ayant été coiffés en une micro-queue de cheval, son attirail féminin était naturellement venu tout seul quant il avait fallu attraper quelques fringues décentes pour sortir : longue jupe blanche, veste en jean, bottes longues à petits talons. Sans prêter plus d'importance que ça aux divagations de cet agresseur verbal, portière arrière s'ouvrit, vagabond fut installé, portière fut refermée, poing partit dans la gueule du monsieur. Ouais, carrément. Ne jamais sous-estimer la force qu'apporte le chromosome Y entraîné depuis 23 ans, testé et approuvé sur des jumeaux (des fois que y'a besoin de comparer la version avant et après coup). Entre ses dents, la "pétasse" grogna :

- Je sauve une vie. Ce n'est que mon devoir, inutile de me vénérer pour cela.

Et sans laisser au chieur de service le temps de se remettre, porte de devant s'ouvrit, se claqua, clefs tournèrent, voiture pétarada et s’élança. Le sentiment d'avoir fait une bonne action vous donne des ailes. A peine la voiture passa le feu que celui-ci repassa au rouge pour les suivants.

- Dans l'cul, connards.

Quand la vie te hérisse, insulte la vie. C'est fait pour ça, les insultes. Elle avait qu'à pas te hérisser et te foutre toute la connerie humaine devant les yeux ce jour-là. Et c'est d'une humeur tout à fait polie et courtoise suite à cet incident que les fameux cartons furent récupérés et chargés. Près d'un vagabond surveillé du coin de l’œil : c'est dingue ce que son corps manquait d'aéro-dynamisme à celui-là. Un virage et il tombait par terre, sur ses précieux cartons. Et merde, manquerait plus qu'il casse quelque chose. Ah ça pour sûr, le matos avait intérêt à être de qualité.

- Re... Merde, quoi, encore un sans-abri ? »
- Toujours des sans abris, Benj'. Toujours. »
- T'es trop sympa. Tu peux pas abriter toute la misère du monde. »
- Je peux abriter un peu de la misère. Ça en fera déjà moins. Allez, bouge ! »

Dépité, Benjamin laissa le passage. Par un signe, ils comprirent qu'ils devaient aller chercher les cartons et les ramener à l'intérieur. Pendant ce temps-là, le clochard fut transporté et monté sur l'appartement d'au-dessus, sur des épaules pas si frêles qu'elles n'en ont l'air. Une petite salle tout ce qu'il y a de plus normal, avec un canapé. Connaissant la personnalité de ses résidents (et surtout du plus âgé des résidents), on s'attendait à un endroit tape-à-l'oeil et très funky, et bien non. C'était un appartement fashion, aux murs blancs, au sol à parquet et aux meubles rouges, mais pas de petites perversions, pas de posters ou de déco particulière. Le strict minimum pour trois jeunes gens déjà assez bien endettés. Après avoir non seulement fermé toutes les issues (histoires d'éviter que le clochard prenne la fuite avec leurs affaires, la gentillesse de Narcisse n'est pas naïveté), un mot fut laissé à l'intention de son hôte : il pouvait se laver ou chercher à manger dans le frigo à sa guise. Maintenant, "Dame Roméa" pouvait redescendre s'occuper de son petit business. Pas de répétitions de danse de prévue aujourd'hui, la journée était dégagée jusqu'à 21h30, où ils ouvriraient comme chaque soir. Pourtant il restait encore la salle à préparer, le ménage a passer, les nouveaux accessoires à vérifier et ranger...

Au final, ce ne fut qu'à 16 heures, près de deux heures plus tard, que les clefs revinrent tourner dans la serrure du petit appartement. Bien, tout était prêt pour ce soir. Il restait encore du temps libre, voyons plutôt voir si une certaine personne avait repris connaissance et se portait bien. C'est presque timidement que la porte s'ouvrit, mais c'était surtout par respect pour la personne, au cas où elle dormait toujours... Et aussi parce qu'après une si dure journée qui ne faisait que commencer (quand on vit la nuit, se lever à 13 heures n'est plus une option de fainéants), l'énergie se montrait un peu récalcitrante à se montrer.

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Dernière édition par Narcisse Roméa le Sam 10 Sep - 14:32, édité 1 fois
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Sirius Selim Solanger

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MessageSujet: Re: Insulte ton égal, protège le faible.   Sam 10 Sep - 13:39

De l'herbe. De l'herbe à perte de vue. Les plaines de Belek, dans l'est de l'Ukraine. Il se tenait là, droit comme un piquet, au milieu du vent qui fouettait ses habits et son visage. Debout au cœur de la tempête. Le ciel rougeoyait comme une passion hurlante ; les flammes venaient lécher la cime des arbres ; ceux-ci prenaient feu, et s’écroulaient en une vague de neige noire. Soudain, des cubes de métal surgirent hors de la terre, grimpant jusqu'au ciel, camouflant le feu du soleil. Les rayons disparaissaient un à un ; le vent s'étiolait peu à peu. Selim se retrouvait seul dans ce décor artificiel et glacial, et se sentait si petit, si petit, si petit... Il disparaissait pour ne laisser au sol que son canotier usé sur un tas de paille.

Selim se réveilla avec une fringale du diable. Il ne comprenait pas pourquoi il faisait toujours ce cauchemar lorsqu'il tombait d’inanition. Cela ne lui arrivait que depuis qu'il avait pris la route vers l'Ouest. Il se leva brusquement, pour tomber aussitôt au sol, ses jambes faibles ne pouvant supporter son poids. Il resta un certain temps allongé, face contre le parquet, à tenter de se remémorer ce qu'il s'était passé. Bon, déjà, il n'était pas mort, ce qui en soi était déjà une bonne nouvelle. Ensuite, il ne se trouvait pas dans la rue, ce qu'il trouvait particulièrement étrange. Enfin, il avait, comme déjà dit, une fringale du diable, et aurait donné n'importe quoi pour manger ne serait-ce qu'un reste moisi de panini. Il se retourna pour être sur le dos. Il se trouvait chez quelqu'un, et en conclu donc que ce quelqu'un l'avait recueillit ; chose rare dans ces villes de l'Ouest. Ou bien il avait été enlevé, ou alors il ne se souvenait tout simplement pas de ce qu'il avait fait la veille ; ce qui serait considérablement problématique.

Selim considéra ses possibilités et se releva en espérant atteindre de la nourriture. Son attention fut attirée par un petit mot dont avait toutes les peines du monde à déchiffrer le sens, mais il saisit les mots "douche" et "nourriture".

Et c'est à cet instant précis que la porte s'ouvrit timidement.


Dernière édition par Sirius Selim Solanger le Lun 12 Sep - 4:15, édité 1 fois
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Narcisse Roméa
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MessageSujet: Re: Insulte ton égal, protège le faible.   Sam 10 Sep - 14:22

Ce fut un blondinet l'air hagard, debout sur ses jambes, qui se dévoila à travers l’entrebâillement de la porte. Soupir de soulagement, la porte s'ouvrit plus franchement, laissant entrer son propriétaire. Bon, au moins l'animal perdu était réveillé. Il était pas tombé dans le coma ou pire, il n'était pas mort. Ça arrivait parfois qu'ils soient en si mal condition qu'ils ne se réveillaient jamais. Il s'agissait de parfais inconnus, Narcisse ne les regrettait pas, en revanche la vie lui paraissait plus pourrie que jamais. C'est bien beau de jouer les héros de la ville, mais si son héroïsme parvient à les sauver, c'était mieux. C'est pas comme si c'était le but, mais si quand même.

- Comment tu te sens ? Tu t'es écroulé en pleine rue il y a environ deux heures.

Son ton était détaché, pourtant sa préoccupation était réelle. Seulement, quand on se réveille dans la maison d'un inconnu, on tend à apprécier le calme pour pouvoir recouvrer ses esprits. Alors au lieu de se jeter sur lui et de le couvrir d'attentions embarrassantes, Narcisse préférait prendre son temps, ôter sa veste (révélant un débardeur brun très simple) et ses chaussures. C'était son appartement, les habitudes n'avaient pas à être compromises par un sans-le-sou, fallait quand même montrer qu'il ne l'impressionnait pas. Des fois que ce crève-la-faim ait des tendances agressives, parce qu'il y en a des comme ça, en particulier quand tu leur exposes un joli minois féminin comme seul adversaire.

A ce sujet, son regard glissa sur le canapé et le parquet, lui occasionnant une petite moue de répugnance. Ménage en perspective... Enfin, il fallait bien s'y être attendu. C'était bien pour ça qu'il lui avait proposé de se laver, et il faudra laver les vêtements, aussi. Pour quelqu'un qui change de tenue près de trois fois par jour, porter des vêtements aussi sales et usés lui paraissait sorti d'un film de science-fiction. Enfin, ça donnait du style malgré tout, et quand on a de la personnalité, on mérite le respect. Contrairement aux Religieux sans Frontières, faire preuve d'ouverture d'esprit était dans ses cordes.

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Sirius Selim Solanger

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MessageSujet: Re: Insulte ton égal, protège le faible.   Lun 12 Sep - 4:14

[HRP]Désolée, j'ai mis un peu de temps à répondre, mais Docteur Who est tellement passionnant x3[HRP]

Le bruit de la porte fit se retourner Selim. Il lui semblait que la première option était la bonne, il avait été recueillit. Quelqu'un l'avait ramassé dans la rue alors qu'il trainait. C'était tout à son honneur. Il espérait juste ne pas être tombée chez une folle ou une perverse, ce qui serait extrêmement problématique. Il essaya de ne pas penser à des choses bizarres, et resta très reconnaissant envers cette inconnue. Il s'avança vers elle timidement.

"Ja dobre..." dit-il faiblement avec son fort accent slave.

Il avait un peu de mal à penser autrement qu'en ukrainien, et les mots en français avaient du mal à sortir d'eux-même. Il en était un peu gêné. Il fallait pourtant qu'il arrive à se faire comprendre, comprendre qu'il avait faim par exemple. Le seul problème c'est qu'il ne voulait pas donner l'impression de réclamer, et avec son vocabulaire, il ne pouvait rien faire d'autres que des phrases simples et directes. Il fixa le vide un instant, le temps que la phrase se compose dans sa tête.


"Je parle... pas beaucoup français..." réussit-il à sortir après un effort qui lui paraissait surhumain.

Il aurait sans doute plus de conversation une fois le ventre plein.

Selim regarda la jeune femme un court instant avant de détourner les yeux. Il la trouvait assez jolie, et ne savait pas vraiment comment réagir. Non pas qu'il n'avait jamais côtoyé de femmes, mais il s'était rarement retrouvé seul dans une même pièce avec une personne du sexe opposé. Ce qu'il trouvait particulièrement gênant. Et problématique. Il secoua intérieurement la tête pour reprendre ses esprits et esquissa un petit sourire. Il enleva alors son canotier et la salua avec une légère révérence.


"Selim," dit-il simplement.

Il se serait au moins donné une contenance. Bien qu'il pouvait entendre les faibles gargouillis de son ventre qu'il tentait pourtant de réprimer.
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Narcisse Roméa
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MessageSujet: Re: Insulte ton égal, protège le faible.   Lun 12 Sep - 17:51

Spoiler:
 

Bon, être réveillé était une chose, aller bien en était une autre. Outre le manque d'hygiène, la malnutrition se faisait toujours pesante sur lui, et ça ne passait pas inaperçu. Bien sûr il y avait la maigreur, mais aussi le regard vague, les manières renfermées et timides, la voix sèche... Ce type paraissait avoir au moins trente ans de plus, d'un autre côté la pauvreté avait tendance à vieillir les gens. Sincèrement, Narcisse ne pouvait donner aucune estimation de son âge. Tout ce qu'on pouvait dire rien qu'à la vue, c'était qu'il ne mangeait pas à sa faim, qu'il ne se lavait pas souvent, et qu'il était étranger.

"Ja dobre... Je parle... pas beaucoup français..."

Un sans papiers ? Si vous saviez comme cette préoccupation n'avait rien à voir avec le moment présent. Non, ce qui freinait un peu la rencontre, c'était plutôt la barrière du langage. D'où il venait, ce mec, et quelle langue il avait l'habitude de parler ? Vu l'accent, ce n'était pas de l'anglais. Quand on est patron qu'on embauche un peu n'importe qui et qu'on est proche des clients, on connaît deux trois mots en langues frontalières : anglais, espagnol, allemand, italien. C'était encore les langues les plus parlées en France. Elles ne se laissaient pas maîtriser pour autant. Et malheureusement, cet accent n'était pas de ceux appartenant aux langues précédemment évoquées.


Vous l'aurez compris, il n'y avait rien d'insultant ou de vexant à retenir de la consternation de l'hôte, qui regardait immobile l'inconnu gesticuler en face, esquissant un petit mouvement de recul et une tête de "ok mec qu'est-ce que je fous, maintenant ?". L'affamé détourna les yeux, peut-être gêné du regard qu'on lui portait ? Qu'importe, il finit par esquisser son premier sourire et de tenter une révérence qui se voulait gracieuse. Oh, il n'était pas ridicule, on voyait qu'il avait l'habitude des politesses. Seulement, les révérences sont faites pour les gens bien propres sur soi, là ça ressemblait plutôt à une parodie, à un riche déshérité (c'était peut-être le cas ?), à une ironie du sort, mais rien à voir avec la salutation d'un bourgeois qui tente d’impressionner.

*Enfin, il fait des efforts, c'est toujours bon à prendre.*

"Selim"

- Pardon ?

Ok, c'est quelle langue, ça au juste, ça veut dire quoi ? Bon, procédons par méthodologie, hm... C'est assez court, il vient de faire une révérence, et il a l'air d'attendre une réponse...

- Oh ! Ah, euh... Narcisse, pour ma part. Na-reuh-ssi-sseuh.

En se pointant du doigt, même si sa déduction avait été fausse, ça paraîtrait comme si la question des présentations venait d'être abordée, quoiqu'il ait dit auparavant. Ce n'était pas si étrange de se présenter quand on rencontre quelqu'un avant toute chose. Même si la question posée avait été autre, il arrivait fréquemment que quand quelqu'un aborde des choses assez secondaires, on le reprenne en posant une question qui n'a rien à voir, mais qui est plus logique dans l'ordre des priorités.


Enfin, après tout ça, espérons que des leçons de prononciations ne suivraient pas. La perspective que son nom tout plein de consonnes et d'origine latine soit dur à prononcer ne lui arrivait que maintenant. Toutefois, au final, la possibilité de vérifier que les oreilles blondes aient bien capté ne se produit pas tout de suite. Moins charmant encore qu'un nom écorché, ce fut un gargouillis qui empli le petit appartement, gênant l'un et surprenant l'autre, qui ne put se retenir de pouffer de rire.

- Il faut vraiment tout t'expliquer, à toi ! Allez, viens.

Toujours un sourire sur les lèvres suite au bruit si peu raffiné, sa main agrippa l'inconnu par la manche et l'attira dans la cuisine. C'est là qu'elle le lâcha et vint ouvrir chaque placard, chaque tiroir et même le frigo, tous en même temps. C'était la fin de semaine, tout n'était pas rempli, mais il y avant quand même bien de quoi faire trois repas.

- Tadaaaa !

Et de nouveau, devant la réaction incrédule de son invité, Narcisse retourna le saisir pour le planter devant toutes les provisions, profitant de son inanition pour lui retirer son chapeau et sa veste, avant d'aller les poser sur une chaise.

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