A Paris se joue une pièce de théâtre macabre dont vous êtes les acteurs...
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Et moi, je n'ai rien fait

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Lya

avatar

Messages : 34
Date d'inscription : 29/08/2011
Age : 21
Localisation : en train de lire quelque part, je suppose?

MessageSujet: Et moi, je n'ai rien fait   Ven 2 Sep - 21:39

Prologue

La maison de banlieue a l'air calme. Un jardinet, un étage, des rideaux aux fenêtres... Une maison comme les autres... C'est vers cette maison que je me dirige, sans vraiment me presser, de mon pas si léger qu'il ne laisse nulle empreinte sur la neige. Dans le jardin, recouvert de blanc, il y a un tricycle, à moitié recouvert. La porte d'entrée n'est pas fermée. Normal, Nathan m'a précédé à l'intérieur. Il laisse toujours les portes ouvertes, il a trop peur d'être enfermé. Moi non plus, je n'aimais pas ça.

La chambre des parents est comme je m'attendais à la trouver. Sur le lino, repose le corps du père, un air d'incompréhension sur le visage, un trou béant dans la poitrine. Sur le lit, la mère exprime plutôt la terreur. Comme toujours. Elle n'a plus une goutte de vie dans les veines. Comme d'habitude, Nathan lui a fermé les yeux. Je n'ai jamais compris pourquoi il faisait ça... Puisque les parents sont morts, c'est à l'étage que je trouverai Nathan. Dans la chambre d'un des enfants. C'est toujours le même schéma avec lui.

C'est effectivement dans la chambre de l'aîné que je le retrouve. La cadette a cessé de vivre sans même se réveiller, dans son lit aux motifs d'arc-en-ciel. Le garçon ne tardera pas à la suivre. Pour l'heure, il est encore conscient, bien qu'encore dans les brumes du sommeil. Nathan l'a pris dans ses bras, et lui chantonne la berceuse de maman. Celle qu'elle nous chantait pour qu'on s'endorme, celle qui chasse les cauchemars. Sauf qu'ici, c'est lui, le cauchemar, et l'enfant l'ignore... Et moi? Je le sais. Je ne fais rien. Je reste juste là, présence silencieuse, inutile. Je sais ce qui va se passer, et je sais aussi qu'il n'y a rien que je puisse y faire.

Au moment ou les crocs de Nathan percent la peau de l'enfant, celui ci gémit. Et s'aperçoit de ma présence. Je n'ai qu'à voir l'incompréhension dans ses yeux, pour comprendre la requête. Je ne veux pas mourir, me dit son regard. Pourquoi ne m'aides tu pas? Parce que c'est trop tard, petit. Parce que tu es déjà presque mort. Mais ça fait mal, crie son âme. Et moi, tout ce que je fais, c'est lui raconter une histoire. Une histoire qui commença par un jour de neige, un soir, peu avant Noël.


Dernière édition par Lya le Sam 3 Sep - 22:43, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lya

avatar

Messages : 34
Date d'inscription : 29/08/2011
Age : 21
Localisation : en train de lire quelque part, je suppose?

MessageSujet: Re: Et moi, je n'ai rien fait   Sam 3 Sep - 22:42

Ce soir d'hiver

Ce jour là, je rentrais du conservatoire avec ma mère. J'étais un peu plus âgée que toi petit, je devais avoir douze ou treize ans... Je ne sais plus exactement. Ce dont je me souviens, par contre, c'était du ventre rond de ma mère. Un ventre énorme, qui la poussait à marcher en le soutenant, mais illuminait son visage. Elle et moi adorions rentrer seules du conservatoire en cette période, admirer les boutiques qui s'ornaient de pères Noël, écouter les chanteurs de l'orphelinat St James, dans le hall du centre commercial, et être accueillies par mon beau père et Tobias, mon frère cadet, avec des marrons chaud, ou la bonne odeur de tarte chaude.

J'adorais aussi écouter le rire de ma mère en cette période. Avant, tu sais, petit, elle ne riait pas beaucoup. Depuis que notre père à Tobias et moi était mort, elle avait perdu le sourire. Alors tu vois, mon beau père et mon futur petit frère, je les aimais pour ça. Avoir rendu son sourire à ma mère.

Ce soir là, donc, nous rentrions toutes les deux, insouciantes. Heureuses. Ce soir là, nous sommes mortes pour la première fois. La maison était vide. Sombre. Comme inoccupée. Cela nous avait étonné, mais nous avions pensé que Tobias était encore chez son ami, et que Marc était allé le chercher. Rien de grave, disait ma mère. Et je l'ai cru. Je suis monté dans ma chambre, maman dans la sienne. C'est son hurlement qui m'a confirmé ce que mon âme avait compris dès le début. Comme la tienne a compris que tu allais mourir avant même que tu ne sois réveillé.

Je suis redescendue en courant dans la chambre de ma mère. Mon frère et mon père étaient là. Morts. La surprise inscrite sur leurs traits. Je n'eut que le temps de me rendre compte qu'un homme se tenait derrière moi, caché par la porte, avant d'être soulevée du sol. Je pense qu'à ce moment là, mes yeux devaient exprimer la même chose que toi quand tu m'as vue. La peur, l'envie de vivre... Seulement, dans mon cas, quelqu'un pouvait intervenir, c'était même le but de la manoeuvre. Le vampire qui me tenait contre lui se moquait de moi. Il avait simplement besoin d'un otage. Un otage pour contraindre ma mère à obéir.

Ils m'entraîna vers la rue, prévenant ma mère qu'il était inutile de chercher à fuir. Elle, tellement abattue, ne tenta rien. Ni de fuir, ni de se battre. Elle n'aurait pas pu faire grand chose. Si elle avait tenté de fuir, il se serait contenté de me tuer, et de se mettre à sa recherche. Des fois, je me dis qu'elle aurait du. Nous ne serions pas là, sinon, toi te vidant doucement de ta vie, et moi te racontant cette histoire.

Je ne me souviens pas parfaitement du trajet. Je tremblais de froid, notre ravisseur ne m'ayant pas laissé reprendre mon manteau. Pour pallier à toute éventualité, il me portais. De loin, on nous aurait pris pour une famille, le père portant sa grande fille, la mère marchant à ses cotés. Mais moi, je voyais bien la lividité du visage de maman, et la pression sur ma nuque était loin de celle de la main d'un père. J'ai du sombrer dans une torpeur similaire à la tienne, parce que je ne conserve aucun souvenir de la route que nous suivîmes...

Je me souviens parfaitement de la pièce sombre où le vampire nous enferma. Une chambre, d'apparence simple, deux lits de camps encadrant un berceau d'enfant. Une sorte d'ancienne nursery. Tu vois, à ce moment là, nous avons commencé à comprendre, ma mère et moi. Nous n'étions pas ici pour nous, mais pour mon frère. Mon futur petit frère, qui devait naître d'ici quelques jours.

Le lendemain de notre enlèvement, sitôt la nuit tombée, le vampire revint nous voir. Et expliqua à ma mère ce qu'il attendait d'elle. C'était un scientifique, étudiant la possibilité, ou plutôt l'impossibilité pour les vampires d'avoir des enfants. Il estimait avoir trouvé un moyen pour créer un enfant vampire, et ma mère aurait « l'honneur » d'être sa mère... Si elle survivait. Quand à moi, je n'étais là d'après lui que pour la contraindre à obéir.

Durant les deux nuits qui suivirent, ma mère dut subir divers tests, échographie et autres, permettant au vampire d'examiner l'état de santé de l'embryon. A la fin de la seconde nuit, je fus séparée de ma mère. Lorsque je tentais de savoir pourquoi, le vampire se contenta de m'ordonner de me taire. Je compris plus tard qu'il avait transformé ma mère en vampire. Et espérait-il, mon frère aussi. En attendant, ma mère et moi fumes séparées, le vampire ayant encore besoin de moi pour une tache dont j'ignorais tout.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Rin Kobayaka

avatar

Messages : 239
Date d'inscription : 04/03/2011
Age : 19
Localisation : Tourner à gauche, puis à droite, aller tout droit et enfin prendre à droite. Je suis pas là ? Ah tant pis, réessayer un autre jour ! x}

MessageSujet: Re: Et moi, je n'ai rien fait   Dim 4 Sep - 13:10

J'aime *w* Continue comme ça, t'as du talent miss ! :]

_________________
« The Shadow of the Blue Moon ~ Rin Kobayaka »
Tu veux vraiment réaliser mon souhait ?
Alors je t'en prie, sèches mes larmes et enfermes mes cauchemars à jamais ...


Spoiler:
 
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://way-of-the-shadows.purforum.com/
Lya

avatar

Messages : 34
Date d'inscription : 29/08/2011
Age : 21
Localisation : en train de lire quelque part, je suppose?

MessageSujet: Re: Et moi, je n'ai rien fait   Dim 4 Sep - 17:37

Frère

Nathan s'est endormi, toi dans les bras, comme une poupée. Il a l'air si mignon, si l'on oublie le sang qui tache les draps. Et toi, tu résiste. Tu tente de garder conscience, de ne pas t'endormir. Car si tu te laissais sombrer, tu ne te réveillerai plus jamais... Mon histoire t'intéresse donc tellement, petit? Où continuerai-tu d'espérer? Tu n'as même plus la force de répondre... Tout juste celle de m'écouter.

Je passais donc plusieurs jours seule, dans une chambrette voisine de celle de ma mère. Sans rien savoir de ce qui se passait. Et puis, un jour, peut-être deux semaines ou trois après notre enlèvement, je fus ramenée dans la chambre. Ma mère était là, attachée au lit, ses traits distendus par la douleur et l'épuisement. Son ventre était plat, un peu flasque. Le bébé était né. Le vampire le tenait justement dans ses bras, qui pleurait. Il a faim, m'a-t-il dit.

Il n'y avait qu'un moyen de savoir si l'expérience avait réussi, estimait le vampire. Lui donner mon sang à boire. Le vampire n'avait plus besoin de moi pour obliger ma mère à coopérer depuis qu'il l'avait transformée. Elle devait lui obéir, étant sa « fille ». Il aurait pu me tuer bien plus tôt, mais m'a gardé en vie. Pour le bébé. Parce qu'il voulait avoir du sang frais pour son bébé. La vie tient à peu de choses, n'est-ce pas? La mienne tenait à ce que notre ravisseur voulait un biberon pour son fils.

En fait, mon frère ne but pas une goutte de mon sang. Un groupe de chasseurs de vampire choisit effectivement ce moment précis, entre le crépuscule et la nuit, pour investir la maison. Ma mère mourut ce soir là, ainsi que notre ravisseur. Mon frère et moi furent examinés par des médecins de leur organisation anti vampires, puis, déclarés humains, nous fumes envoyés en orphelinat.

Je ne sais même pas pourquoi je te raconte ça. Tu n'est qu'une âme qui ne brillera plus demain. Tu n'entends probablement même plus ce que je raconte. Tu as déjà assez de difficultés à faire battre ton coeur. Nathan est toujours endormi, sa main sur ta poitrine, le visage dans ton cou. Il ne se réveillera qu'un peu avant l'aube, comme à chaque fois.

Durant six ans, mon frère et moi vécûmes à l'orphelinat. Comme seuls ma mère et le vampires connaissaient le nom de mon frère, on lui en donna un nouveau: Mathias. Il était adorable, vif comme l'éclair, et farceur comme un chaton. Lorsque je devint majeure, je quittais l'orphelinat, Mathias avec moi. Les membres de l'organisation anti vampire prirent contact avec moi, et me demandèrent de travailler pour eux, en temps que secrétaire. Je connaissait leur existence, leurs buts. Je savais que les vampires n'étaient pas un mythe. C'est ce qu'on a du te dire, non, petit? Les vampires sont des histoires. Mensonges. Tu t'en es aperçu, non?

J'acceptais donc de travailler pour cette organisation. Je gardais le secret face à mon frère, pour ne pas l'inquiéter. Et dans le même temps, je le surveillais. Au cas où. Mathias était vraiment adorable, même s'il ne grandissait pas mentalement. A 15 ans, il agissait encore comme ta petite soeur dois agir. Devait. Il aimait les farces, aimait que je lui chante la berceuse de maman, courrait vers moi pour que je le prenne dans mes bras. Pourquoi je parles au passé, alors que mon frère est encore vivant? Parce que cela fait plusieurs années que les choses ont changées.

Il y a du mouvement autour de la maison. Tu n'entends sans doutes pas, mais moi, oui. Cette nuit sera peut-être différente des autres. Je l'espère, et le craint à la fois.

Lorsque les choses changèrent, j'avais 27 ans. Je n'était plus vraiment une enfant, et ce depuis longtemps. Mon petit frère était devenu un adolescent charmeur, sportif... J'étais aussi fière de lui que si j'étais sa mère. Il n'avait jamais montré de signes de vampirisme, adorait le soleil, se refletait dans les miroirs...

Quelques jours après le nouvel an, le lendemain de l'anniversaire de Mathias, en revenant de mon travail un peu tard, j'eus la surprise de trouver l'appartement ouvert, les lumières éteintes. Tu t'en doute, petite âme, avec ce que je t'ai raconté tout à l'heure, je n'étais pas rassurée. Bien que plus de dix années se soient écoulées, je me souvenais de la mort de mes parents. C'est donc l'arme à la main que je me mettais en quête de mon frère. Je le trouvais assis sur son lit, dans notre chambre. J'étais si soulagée que je me jetais à son cou.

Tu vis encore? Tu t'accroche à ton espoir, toi. Un espoir inutile. Mais je t'envie de l'avoir encore. Les présences autour de la maison se font plus proches. Ils attendent le bon moment. Et toi, qu'est-ce que tu attends?

Je ne sais pas ce qui m'alerta dans l'étreinte que mon frère me rendit. Mais je savais qu'il se passait quelque chose. Et quand je tentais de me défaire de ses bras, mon petit frère si doux me retint avec une force insoupçonnée. Arrête, je lui ai dit. Tu me fais mal, Mathias! Mais il ne m'a pas écouté, tu sais? Il s'est contenté de me serrer plus fort contre lui. Comme si sa vie en dépendait. Reste, il disait. Ne pars pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Lya

avatar

Messages : 34
Date d'inscription : 29/08/2011
Age : 21
Localisation : en train de lire quelque part, je suppose?

MessageSujet: Re: Et moi, je n'ai rien fait   Lun 5 Sep - 21:00

Passé, présent... Futur?

Chaque fois que j'entends le faible battement qu monte de ton corps, je m'étonne que ce ne soit pas le dernier. Tu veux désespérément vivre, n'est-ce pas? Laisse toi plutôt aller, va. L'aurore approche. Alors je me glisse vers la fenetre, et j'agite le bras. Le signal qu'ils attendaient. En moins d'une minute, cinq silhouettes se dirigent vers la maison.

« Hnnn... »

Le son inarticulé que j'entends, le mouvement du vampire pour se lover contre le petit corps chaud me ramène plusieurs années en arrière... Je continue mon histoire? De toutes façons, tu t'en fiche, non? J'en étais arrivé à la première crise de panique de Mathias. Il me fallu de longues heures pour le calmer, et comprendre ce qui causait sa panique. En fait, je ne l'ai compris que trop tard. Nous avions été examinés, Mathias et moi, par des médecins, avant d'être déclarés humains. Mais Mathias était un nourrisson. Son vampirisme ne s'était développé que plus tard, quand il a eu ton âge, environ, sans que personne ne s'en rende compte.

Mathias avait résisté, inconsciemment contre cette partie de lui même qui, il le savait me terrorisait. Et cette partie de lui même à donné lieu à une autre personnalité. Tu commence à comprendre, n'est-ce pas? Nathan et mon frère sont la même personne. C'est aussi ce que j'ai appris, avec surprise.

Nathan s'est rendormi, sa soif de sang assouvie. Il ne reste que Mathias. Mathias qui se réveille doucement, ouvre les yeux, et les referme aussitôt. Il a compris, tu sais? Que tu es mort. Tu ne comprends peut-être pas ce qu'il chuchote, parce qu'il ne parle pas ta langue, mais moi, qui parle la plus importante, celle des pensées, je sais ce qu'il te dit. Je sais qu'il te demande pardon. Pardon d'avoir cédé, de n'avoir pas été plus fort.

Un bruit à la porte de la chambre. Arathéa. L'une de mes collègues, qui offrait toujours du chocolat à Mathias, et m'accompagnais parfois quand je devais l'amener à son école spécialisée. Qui riait de ses pitreries avec moi. Je n'ai qu'à voir son air concentré, et l'arme dans sa main pour savoir qu'elle n'est pas là pour ça. Mais Mathias ne le voit pas. Il ne voit pas l'arme.

« Tu peux le soigner, dis, Araë? Tu peux le soigner? »

Non, Mathias... Elle ne peut pas... Elle ne peut rien. Et moi, qui sait ce qui va arriver, je ne peux rien faire non plus. Juste fermer les yeux, pour ne pas voir mon frère tomber.

La détonation brise le silence. Et le coeur de Mathias. Qui a dit que les vampires ne peuvent pas mourir? Ils ont un coeur, comme tout le monde. Mathias tombe au sol, surpris, sa demande encore sur les lèvres. En face de lui, Arathéa garde son arme en joue, mais son regret d'en être arrivé là est visible. Pas aussi profond que le mien.

Le meurtrier est mort. Mais le prix à payer pour cela est lourd. Très lourd. Est-ce que c'est ce que tu attendais? Ils ne te sauveront pas, tu sais? Aussitôt mon frère à terre, les autres membres de l'équipe, qui étaient prêts à couvrir Araë entrent. Le médecin vient vers toi. N'espère pas petit. C'est inutile. Je sais très bien pourtant que tu ne peux pas t'en empêcher. Mais moi, qui connais le protocole, je te le dis: Tu ne verras pas le soleil.

« Son coeur bat. Faiblement, mais il bat. »

Je n'écoute pas vraiment la suite de la discussion, je connais son résultat. Je suis trop occupée à observer le corps de mon frère. Il a l'air en paix. Comme s'il avait accepté sa mort. Arathéa a répondu à sa demande. Il me l'avait demandé, tu sais petit? Il m'avait demandé de l'empêcher de faire du mal.

Une nouvelle détonation me fait tourner la tête dans ta direction. Le pistolet du médecin fume légèrement. Je t'avais prévenu petit. Il ne pouvaient pas te laisser vivre. Si tu avais survécu, tu serais devenu une goule, un danger pour eux. C'est ainsi pour tout ceux qui sont mordus par un vampire. C'est la première chose qu'on m'avait expliqué. Ca leur fait pas plaisir, pourtant, crois moi.

Les membres de l'organisation repartent. Il ne reste plus que toi, Mathias et moi. Tu crois que mon frère est au paradis, avec toi? Vous devez bien vous amuser, tous les deux, là haut. Et moi je reste seule.

Tiens? Tu n'es pas parti? Tu rigole silencieusement, petite silhouette transparente assise sur ton lit. Tu n'avais pas envie de monter? Non, faut croire. Tu te contente de me sourire et de me faire signe de poursuivre. Tu sais, tu peux me parler aussi. Enfin, si tu préfère... Tu sais, il n'y a pas grand chose à raconter. Je n'ai pas tué Mathias. Tu t'en es rendu compte. Je n'ai pas pu. J'ai payé ce moment de faiblesse, ou d'amour, comme tu veux, de ma vie. Mathias m'aimait, mais il n'était pas assez fort pour empêcher Nathan de me tuer. Il ne l'a jamais été. Je suis devenue un simple spectre, spectateur des évènements. J'ai suivi mon frère pendant 6 ans. La fin, tu la connais.

Quoi, tu la connais pas? C'est toi, enfin! Comment ça, non? Tu te montre, puis moi, puis l'extérieur. Le futur, hein? J'y crois pas trop. Mais si tu veux bien de moi, alors allons y.


---------------------------------------------------

FIN
Voilà! Dites moi ce que vous en pensez! ^^
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Et moi, je n'ai rien fait   

Revenir en haut Aller en bas
 
Et moi, je n'ai rien fait
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» J'ai rien fait moi! ft Luka
» Pédophilie: pourquoi la justice ne fait rien ?
» Si T'as Pas D'amis Prend Un Curly, Si t'en a Trop Prend un Fusil et Si T'as Rien de Tout ça... Fais Comme moi et Suicide Toi ! 8D
» agir comme si on ne ressentait rien.
» QUE FAIT L'ETAT?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Lupus Dei :: HORS RPG :: Clavardage :: Ecriture-
Sauter vers: