A Paris se joue une pièce de théâtre macabre dont vous êtes les acteurs...
 
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 Une nuit bien agitée [PV Cyana]

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Myriana Hanabito

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MessageSujet: Une nuit bien agitée [PV Cyana]   Mar 5 Juil - 21:57

« Un chemin. Un très long chemin. Un trop long chemin. Une jeune fille à la chevelure aux reflets violets et aux yeux couleur de sang courrait. Des gouttes du suer tombaient de son front, venant s’écraser au sol, provoquant un bruit sourd. La panique se lisait dans le regard de cette jeune demoiselle. Elle courrait. Affolée. Perdue. Elle courrait. Elle accélérait. Elle fuyait… Elle jeta un coup d’œil rapide par-dessus son épaule. L’affolement et la panique montèrent d’un cran. C’était lui. Ça a toujours été lui. Mais pourquoi le fuyait-elle ? Des larmes roulèrent sur ses joues, atteignirent son coup et disparaissaient en s’enfonçant dans le débardeur de la jeune fille. Une main pesante se déposa soudainement sur l’épaule de la fille, qui se laissa tomber à genoux, en pleurs. Elle criait tout en sanglotant, la tête entre ses mains, recroquevillée sur elle-même. Elle sentit la main de l’homme lui parcourir tout le corps. Elle n’essayait pas de se débattre. Elle avait déjà essayé. Il y a de cela quelques années. Deux doigts se posèrent sous son menton lui relevant sa tête, l’obligeant à affronter le visage de cette personne. Elle savait qui c’était. Ça ne pouvait être que lui. Cet homme. Son père. Ce fameux père. Elle bascula la tête en arrière, laissant ses cheveux collés par la sueur tombaient en arrière, échappant ainsi à l’emprise de l’homme. Le silence régnait, désormais. Elle s’était tut. Et l’homme ne parlait pas non plus, se contentant d’observer sa fille avec un regard remplit d’une excitation que l’adolescente ne pouvait pas comprendre. Elle secoua vivement la tête. Un bruit venait de fendre ce silence. Le cri de Myriana fit éclater tout ce qui était autour d’elle en milles morceaux, tout... Ou presque. Le chemin, l’obscurité, le soudain silence. Tout, venait de disparaître. Sauf la silhouette de son père… »
Elle ouvrit les yeux et se redressa d’un bond, haletante et suante. Elle ôta d’un geste rapide le drap qu’il la recouvrait et se releva, effleurant à peine le parquet de ses pieds. Traînant ceux-ci dans les couloirs jusqu’à arriver dans la salle de bain, où elle se lava le visage et but un verre d’eau. Elle se regardait dans la glace un instant, puis essuya son visage avec une serviette. Elle revint sur ses pas et jeta un coup d’œil à son réveil. Il était quatre heures du matin. Elle savait qu’elle n’allait plus retrouver le sommeil, alors autant rester debout. Elle tira les rideaux, et ouvrir la fenêtre de sa chambre. Elle regarda dehors. Les rues de Paris étaient vides. Seuls quelques réverbères servaient de source de lumière à la ville. Avec un soupire, elle se redressa et s’étira, avant de faire son lit rapidement. Elle revint à la salle de bain, et se lava les dents avant d’aller à la cuisine. Son appartement était composé d’un étage. En partant de l’entrée, nous avons le salon à gauche, suivit d’une cuisine et d’un placard. Du coté droit, il y avait une salle de bain avec des toilettes, et deux chambres. Une peinte en blanche, avec des meubles en bois, peints à la chaux ; la chambre d’ami. Suivit d’une deuxième chambre, celle-ci était peinte avec des murs gris et composée de plusieurs meubles en bois de chêne ou en ébène ; celle-ci était la chambre de Myriana. Elle ne roulait pas sur l’or, mais son employeur la payait plutôt bien, vu son travail approchant la perfection. Bref, elle était désormais dans la cuisine. Elle ouvrir le frigo et en sortit un carton de lait. Elle s’en versa un verre et le but d’une traite. Elle sortit de cette pièce et alla dans celle située à coté ; le salon. Elle alluma le téléviseur, mais rien d’intéressant ne pouvait passer à cette heure-ci. Alors elle l’éteint en balançant la télécommande sur le canapé, d’un mouvement lent. Elle se retourna en poussant un grognement. La jeune adolescente revint dans sa chambre et retira son pyjama pour enfiler un chemisier à carreaux violets et bleus foncés, et un short qui lui arrivait à la mi-cuisse. Elle revint vers le salon et prit un gilet qui lui descendait jusqu’aux genoux, d’une couleur grise. Elle ne le ferma pas, laissant sa capuche retomber sur ses épaules. Ses cheveux détachèrent, lui chatouillèrent la nuque, mais Myriana n’en prit pas compte. Elle enfila des converses noires, et prit ses clefs, avec lesquels, elle ouvrit la porte et la referma derrière elle, à double tour.

La voici donc entrain de marcher, à une heure bien tardive, dans les rues désertes et sombres de Paris. Ses pensées revinrent enfin vers le rêve qu’elle avait fait, il y a de cela pas, plus d’une heure. Elle avait réussit jusque là à s’empêcher d’y pensait, mais elle ne pouvait plus, à présent. Elle marchait d’un pas lent et nonchalant, laissant la brise fraîche lui asséner quelques petites tapes amicales sur le visage, celui-ci complètement relevé vers le ciel, exposé aux lueurs blanchâtres et qui se firent de plus en faibles de l’astre lunaire. Elle avait beau avoir un fort caractère et avoir eu l’impression de tirer un trait définitif sur les évènements antérieurs, le passé était toujours là pour vous frapper dans le dos quand vous vous y attendiez le moins. Cet homme. Elle serrait les poings et les dents rien qu’en pensant à lui et se maudit de n’avoir jamais remédié au fait qu’elle était hantée par lui et qu’elle le soit toujours. Par son visage. Par son corps. Pas sa voix. Elle poussa un juron à mi-voix, tout en continuant de marcher. Ses pas la menèrent vers la banlieue nord de Paris. Elle aussi, vide et sombre. Elle s’assit sur un banc en laissa tomber sa tête en arrière. C’est dans ce genre de situations qu’elle éprouvait le besoin d’avoir des amis, ou seulement une oreille attentive, à laquelle elle pouvait se confier. Elle retroussa ses lèvres, sachant que c’était peine perdue. Cela faisait plus d’une semaine qu’elle n’avait pas traqué de mutants et encore moins d’humains. Elle ne pensait même plus à ça. Elle avait passé les sept derniers jours chez elle, à chercher des informations qui pouvaient l’aider dans une sorte d’enquête qu’une jeune-femme, atteignant la vingtaine le lui a confié en lui proposant une somme plus que raisonnable et en lui attribuant la moitié de son dû, promettant que le reste lui sera versé quand Myriana aura trouvé les informations nécessaires. En effet, des humains étaient en train de disparaître, mais ce n’était pas l’œuvre de mutants ou de mercenaires, elle en était sûre. On retrouvait toujours les corps, trois à quatre heures après qu’on ait signalé leurs disparitions, dissimulés sous des bennes à ordures ou sous un tas de feuilles. Trois femmes, avaient été retrouvées, chacune dans un endroit différent, violées, maltraitées et tuées. Toutes ayant une coupure leur longeant leur joue gauche. Deux hommes aussi, après les avoir battus à mort, ils leurs ont entaillés la joue gauche avec la même densité et la même forme que les cicatrices retrouvées sur les corps des jeunes femmes. Bref, cette femme savait très bien que Myriana était une mutante, pour cause, elle l’était aussi, et pour ainsi dire, dans le même camp qu’elle. Mais elle n’avait pas réussit à élucider ce mystère, sachant qu’un des hommes, était son amant. Ça devait être l’œuvre d’un humain. Mais la question était et demeurait toujours, qui ?

Un bruit de semelles contre le gravier attira l’attention de la mutante qui se redressa sur son banc et qui clignait des yeux pour s’habituer à l’obscurité. Une silhouette fine et élancée se tenait debout à quelques mètres d’elle, d’après les calculs rapides de la jeune fille, six mètres approximativement. Elle se releva de son banc et approcha de deux pas. Elle regarda ce qui semblait ressembler à une fille d’un regard peu intéressé. Elle affichait un bref sourire, malgré le fait qu’elle n’en avait pas l’habitude. La personne d’en face pouvait forcément croire que c’était dut aux jeux de lumière, si elle la connaissait, car elle n’en croyait pas la jeune fille capable. Étant la plupart des temps, impassible, c’était assez bizarre qu’elle souriait. Mais c’était en même temps un sourire assez triste. Elle tourna sur ses talons pour se rassoir. La personne qui se trouvait en face semblait s’approcher, dévoilant peu à peu son visage. Mais toujours pas assez pour que Myriana distingue si c’était une fille ou un garçon. La jeune fille ayant un odorat plutôt sensible, reconnut que la personne était une mutante. Elle était sûre que ce n’était pas une mercenaire. Soit c’était une mutante neutre ; considérons que ce soit une jeune femme, soit elle faisait partit de l’Inquisition. Mais Myriana s’en fichait, elle pouvait très bien discuter avec les Inquisiteurs aussi. Et de toutes façons, si les choses se corsaient, elle déguerpirait, elle n’était pas d’humeur à défier les passants en encore moins à se battre, surtout si ces « passants » s’avéraient êtres des mutants. Soudain, une question retentit dans son esprit. Que faisait cette femme dans une banlieue, à une heure si tardive ? Elle se contenta de hausser les épaules suivit des sourcils, se résignant à ne pas se poser trop de question. Ses pensées respectives s’envolèrent vers tout autre chose. Ça faisait déjà quelques jours qu’elle n’avait pas fait appel à son meilleur ami ; Kiba, son loup. Il lui manquait et en plus, en tant qu’animal sauvage, il devait se dépenser. Elle resta cependant assise sur le banc, les bras posés sur ses genoux. Ses muscles ne semblaient pas vouloir lui répondre. Elle resta alors assise, ailleurs, comme elle le faisait depuis son réveil. Ses pensées se redirigèrent malgré elle vers cet homme ; elle ne pouvait pas le nommer comme étant son « père », ce n’était même pas envisageable. Le son de la voix de la jeune femme lui faisant désormais face, la fit sursauter. Elle releva la tête et roula des yeux, attendant qu’elle ait finis pour qu’elle puisse lui répondre, si elle croyait que c’était nécessaire, sinon, elle n’en prendrait pas la peine.

Toutefois, un lampadaire qui dominait le banc où était assise Myriana s’alluma et celle-ci pût confirmer que la personne se tenant près d’elle était du sexe féminin. Elle l’avait bien reconnu à sa voix, mais elle ne croit que ce qu’elle voit. Elle fit une petites moue, elle aurait tout de même préféré une compagnie masculine, et n’allez pas me demander pourquoi ! Et voici qu’elle passa ses doigts dans sa courte chevelure, et de la laisser tomber le long de son coup, avant de redresser son dos et de pencher légèrement la tête à gauche, dévisageant la jeune femme, lui faisant toujours face.
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Cyana Rohan
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MessageSujet: Re: Une nuit bien agitée [PV Cyana]   Ven 8 Juil - 19:39

Cyana souffrait d’insomnies : elle avait ça depuis toute petite, c’était un fait. Cela datait du moment où elle était entrée à l’école primaire, avant, elle ne s’en souvenait pas tellement.
Il faut dire qu’à l’époque, la fillette était plutôt réservée et timide, et facilement impressionnable. Elle craignait le noir et les monstres cachés dans les placards et sous le lit. De ce fait, elle n’osait pas s’endormir et restait des heures éveillée, dissimulée sous ses couvertures, son nounours fétiche dans les bras.
Bien sûr, désormais Cyana n’a plus peur des monstres, elle sait qu’ils n’existent pas, et même s’ils existaient, elle sait que Dieu la protège et qu’elle n’a donc rien à craindre. Mais son corps et son esprit étaient habitués à dormir peu, et cette habitude de ne jamais arriver à s’endormir avant longtemps n’était jamais partie.
Aleksandra s’était glissée dans son lit à la faveur de la nuit. Des fois, Cyana l’entendait arriver, des fois, elle avait déjà réussi à s’endormir. Cette nuit, elle ne dormait pas. Elle s’était relevée pour aller boire une tasse de chocolat chaud, mais rien n’y faisait. Elle ne se souvenait pas si c’était la pleine lune, qui amplifiait ses insomnies, et avait la flemme d’aller regarder sur le calendrier.
La jeune fille attendait donc que le sommeil la gagne, confortablement installée sur son fauteuil, occupée à regarder le ciel noir, dépourvu d’étoiles. On en voyait pas beaucoup à Paris…
Cyana soupira et se leva : elle était tellement réveillée que ce n’était même pas la peine d’insister. Elle décida d’aller marcher un peu. Si elle s’épuisait suffisamment, elle réussirait peut-être à s’endormir.
Silencieusement, elle attacha ses cheveux en chignons et enfila un jean et un sweat-shirt à capuche qu’elle releva sur sa tête. Inutile de se faire remarquer, à Paris, les rues n’étaient pas sûres la nuit. Oh, elle était capable de se défendre, mais elle n’avait pas envie de batailler avec des cons.
A pas de loups pour ne pas réveiller sa Darling, la blonde quitta la chambre et leur petit appartement. Elle se mit à marcher au hasard des rues, de son pas léger et rapide, ne suivant aucun chemin qu’elle empruntait d’habitude : elle s’en fichait, si elle se perdait, il lui suffirait de trouver une rue où elle pourrait consulter une carte.
L’air était frais, et cela avait plutôt le don de la mettre en alerte que de l’endormir. Pestant contre sa malchance, se disant que le lendemain, elle n’allait pas être fraîche pour suivre ses cours, elle continua pourtant sa promenade nocturne. Elle pouvait aller loin ainsi, et c’est précisément ce qu’elle fit, sans même s’en rendre compte.
Elle s’enfonçait de plus en plus profondément hors de la ville en elle-même, se dirigeant vers les banlieues. Ça faisait une trotte, mais son entraînement à l’Inquisition l’avait rendue forte et endurante.
Alors qu’elle marchait, elle arriva dans une rue où un banc reposait au-dessous d’un lampadaire qui clignotait pitoyablement. La jeune fille n’y aurait pas prêté la moindre attention si elle ne s’était pas rendue compte qu’il y avait quelqu’un dessus.
Un quelqu’un qui se releva brutalement, tournée apparemment dans sa direction.
Cyana se raidit instinctivement, elle n’aimait pas attirer l’attention, mais il aurait été difficile de faire autrement vu qu’elle était seule. La seule solution était de l’ignorer, d’ailleurs la personne du banc s’était rassise. Ou elle lui avait fait peur, ou elle attendait quelqu’un et avait cru que son rendez-vous arrivait.
Un rendez-vous en pleine nuit…Cyana n’était pas naïve et se doutait bien que ce genre de rendez-vous n’étaient pas des plus reluisants. Oui, elle allait passer son chemin, si toutefois cette personne cessait de la lorgner. Elle détestait ça, pour elle, il s’agissait d’un affront.
Elle n’allait pas laisser passer ça.
_ Quelque chose ne va pas ?
Sa voix était plus interrogative qu’agressive : pour l’instant, il y avait affront indirect, mais pas franche provocation. Elle pouvait bien être magnanime.
Elle ne pouvait distinguer la personne en face d’elle, elle portait un capuchon, enfoncé beaucoup plus profondément que sa capuche à elle. Cette dernière se leva pour lui faire face. Cyana remarqua qu’elles avaient la même taille : était-ce un garçon ? Peu de filles pouvaient se vanter d’être aussi grandes, même si elle savait qu’il y avait des exceptions, dont elle.
Le silence perdurait, agaçant la jeune blonde.
_ J’ai posé une question…lâcha-t-elle négligemment. Puis-je espérer une réponse ?
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Myriana Hanabito

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MessageSujet: Re: Une nuit bien agitée [PV Cyana]   Lun 11 Juil - 0:12

Le sourire mélancolique de la jeune Myriana s’estompa, laissant place à un semi-sourire mélangeant un air malicieux et sadique. Elle releva sa tête, étendit ses pieds et croisa les chevilles. Son regard était toujours fixé sur la jeune femme avant qu’elle ne relève la tête vers le ciel sombre, éclairait par quelques étoiles, ignorant la question que cette-dernière venait de lui poser. Le ton de la blonde –Ou du moins, elle semblait l’être- était froid et négligé, et elle n’allait guère lui répondre. Pourtant une certaine lueur de politesse la fit baisser la tête, et Myriana feignit de regarder la jeune étrangère avant de se contenter de hausser les épaules, toujours le même sourire aux lèvres. Elle n’aimait pas les gens comme ça. Ce serait tout aussi juste si je disais qu’elle n’aimait pas les gens tout court. Mais le comportement de cette jeune femme à son égard la mettait hors d’elle, bien qu’elle ne le fit pas voir. L’expression de son visage passa par ce fameux sourire à un air impassible. Rien ne la trahissait ; ni ses lèvres qu’elle se contenta de mouiller avec sa langue, ni même ses yeux qui eux, regardaient toujours la femme mais sans y prêter aucune attention particulière. Vous l’aurez sans doute deviné, mais les pensée de la jeune mercenaire vagabondaient déjà bien loin… Hors de toute atteinte. Bien loin de Paris, et de cette femme. Bien loin des mutants et de tout ce qui s’y rapprochait.

Sa tête tourna lentement à droite et elle scruta un long moment l'endroit vers lequel était braqué son regard. Qu’était-ce ? Juste un petit chat blanc, facilement percevable vu que l’obscurité régnait toujours sur les rues de la capitale de la France. Myriana ne s'attarda guère sur ce qu'elle considérait que n'étant pas plus qu'un simple animal sans la moindre importance et se contenta de pencher la tête à gauche détournant le regard, pensive. Elle feignit de bâiller avant de se lever et de s’étirer. Il faut croire qu’elle n’accorda pas plus d'attention à la jeune femme qui semblait s’énervait. Elle n’en avait que faire, tout bonnement ! Elle avait bien essayé d’être aimable et avait même sourit avant que cette étrangère ne se mette à lui parler froidement. Enfin, elle avait bien commencé par prendre un air "inquiet" mais le fait qu'elle mette de la pression sur le dos de Myriana et ce en ajoutant les parles qui suivirent, l'énervait au plus haut point. Être gentille après ça dépassait de loin les limites sociables de la mercenaire. Elle était désormais debout sur ses deux pieds, droite, immobile et silencieuse. Elle plongea son regard sang que les faibles lueurs du réverbère éclairaient, dans celui d’un profond bleu océan de la jeune femme et le maintiens une bonne vingtaine de secondes avant d’afficher le même sourire qu’il y a quelques minutes ; un sourire mélangeant un air malicieux tout en étant sadique. Elle semblait la défier du regard. Ce n’était pas l’effet désiré, loin de là. Elle voulait juste lui faire passer le message que si elle continuait à être aussi désagréable, eh bien, elle n’influençait pas Myriana, car celle-ci garda son visage impassible, avec juste ce demi-sourire éclairant son visage et son regard. Avec un dernier tic qui lui pinça les lèvres, elle la contourna d’un pas nonchalant et revint sur ses pas premiers, prenant la direction de son appartement. Au bout de cinq pas, elle s’arrêta, bascula la tête en arrière et savoura la brise qui se fouetta le visage de la mutante. Elle reprit cependant sa marche, à pas lents. Elle semblait déjà avoir oublie qu’elle avait en l’espace d’une dizaine de minutes, fais un cauchemar, est sortie de la maison, a fais la rencontre d’une jeune étrangère, avait essayé d’être aimable avec elle, et au lieu que l’inconnue lui rendre la pareille, elle s’était montrée froide et directe avec elle. Eh bah ! Quelle soirée ! La fatigue ne la gagnait pas le moindre du monde, mais elle se lassa de cette blond aux yeux bleus. Elle l’énervait trop pour lui faire la discussion. Après un haussement de sourcils suivit d’un haussement d’épaules, elle se remit en marche d’un pas lent, les mains dans les poches de son short. Elle les sortit rien qu’une seconde pour s’encapuchonner en laissant juste ses deux longues mèches, retomber et encadrer son fin et pâle visage. Les paroles de la blondes raisonnèrent pour la troisième fois depuis le début de soirée, et elle ne prit que la peine de s’arrêter et de la regarder par-dessus son épaule. Un rictus se lit sur ses lèvres, les étirant sous forme d’un sourire sadique.

[Hors Rp : Désolée pour les fautes et pour la longueur de mon texte, qui je l'avoue est pitoyable, je me rattraperai la prochaine fois... Disons que... Bref, je ne suis pas au top de ma forme, donc, encore désolée]
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Cyana Rohan
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MessageSujet: Re: Une nuit bien agitée [PV Cyana]   Dim 28 Aoû - 17:37

Le silence perdurait, ne dérangeant en aucune façon Cyana. Elle avait déjà mené des interrogatoires - plus ou moins musclés - et elle savait que les prisonniers rechignaient toujours à parler.
Du moins, au début.
Certains crachaient le morceau avec quelques coups, des menaces, pour d’autres, il suffisait de les mettre mal à l’aise. Et le silence de la partie adverse était un moyen souvent efficace.
Cependant, cette méthode ne semblait pas marcher sur l’inconnu au capuchon. Elle ignorait toujours s’il s’agissait d’un homme ou d’une femme, mais cette personne accusait un comportement étonnement décontracté pour quelqu’un qui se baladait en pleine nuit. Même Cyana, qui savait pourtant qu’elle ne craignait rien, était toujours tendue quand elle se baladait de nuit. On ne savait jamais ce qui pouvait nous tomber dessus.
L’inconnu à la capuche regardait droit devant, fixa son regard sur un chaton qui passait par là, puis resta encore silencieux et immobile, semblant ignorer totalement la blonde. Ce qui ne plaisait pas du tout à cette dernière.
C’est vrai, elle s’était montrée polie, elle avait parlé gentiment, peut-être de manière un peu froide, mais était-ce sa faute si c’était sa façon d’être ? Le comportement je-m’en-foutiste de son interlocuteur irritait la jeune fille au plus haut point.
Alors que Cyana s’apprêtait à réitérer sa question, cette fois de manière un peu plus rude, la personne au capuchon se leva sans un bruit, et resta debout, immobile et silencieuse, pendant quelque secondes. Une vraie poupée mécanique.
Le capuchon se tourna vers Cyana, et la blonde entraperçut un éclat rouge sang au niveau des yeux de l’inconnu. Elle fixa ce qui lui semblait être les yeux de son vis-à-vis - hors de question de baisser les yeux, elle avait vu pire - et resta ainsi elle aussi, aussi immobile et silencieuse qu’une statue. Il lui semblait que l’autre en face souriait, mais elle n’en était pas sûre, il faisait trop sombre pour y voir, et la capuche n’aidait en rien.
Puis finalement, l’encapuchonné tourna les talons et s’en alla après avoir haussé les épaules, tout aussi silencieusement, en marchant lentement. Cyana l’observa s’arrêter un instant et rejeter la tête en arrière comme pour observer le ciel nocturne avant de reprendre sa route. Il leva les bras pour arranger sa capuche, ce qui fit intérieurement ricaner la jeune blonde, il souhaitait se cacher davantage ou quoi ? C’était pas la peine, on ne voyait rien de lui - ou elle.
Au final, c’était une rencontre inutile, songea Cyana. Elle aurait pensé qu’il serait arrivé autre chose, avec un inconnu croisé dans un quartier louche en pleine nuit. Mais non, rien. Pas de dispute, pas de bagarre, que dalle. C’était d’un ennui…
Cyana soupira et se laissa tomber sur le banc que l’encapuchonné avait laissé. Elle s’installa confortablement et croisa les jambes, tête levée vers le ciel. Les pas de l’encapuchonné résonnaient toujours dans la rue.
_ Tu ne dors pas ?
Elle n’avait pas pu s’empêcher de poser la question. Pourtant, ça ne la regardait pas, et elle s’en fichait un peu. Elle avait dit ça juste histoire de peut-être entamer une conversation. L’inconnu s’arrêta, et sembla se tourner vers la blonde, qui regardait toujours le ciel.
Il y eut encore un nouveau silence. L’encapuchonné allait-il répondre cette fois, ou pas ?

[Hé bien, j'ai mis du temps, c'était laborieux, et je te présente toutes mes excuses, ma Mina. J'ai enfin répondu à notre RP, en espérant qu'il te plaise. Il est un peu court, mais je l'aime bien quand même. Bisous.]
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Myriana Hanabito

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MessageSujet: Re: Une nuit bien agitée [PV Cyana]   Lun 5 Sep - 22:32

Un silence pesant s’installa entre les deux individus. L’étrangère, désormais assise sur le banc que Myriana lui avait laissé, venait de poser une nouvelle question. De faibles lueurs jaunâtres dégagées par le réverbère éclairait son visage d’une telle blancheur, encadrait par quelques mèches blondes. Même de loin, la mercenaire pouvait apercevoir les détails de la conception du visage de cette jeune femme. Pourtant, elle ne s’y attarda pas. Elle préférait plonger son regard sang dans celui océan de son interlocutrice. Autant répondre, au point où elle en était.

– Hum… Je n’ai pas sommeil. Tiré de celui-ci bien trop brusquement, je ne parviens pas à le retrouver.

Brèves paroles sorties du seuil de la bouche de l’adolescente qui revint sur ses pas pour s’installer sur le même banc que la blonde. Elle avait parlé d’un ton indifférent et quelconque. Ça la représentait parfaitement. Étant plus jeune, elle avait vécu dans la solitude la plus profonde causée par l’indifférence la plus douloureuse qui puisse être. Tous les êtres auxquels elle s’était attachée avaient fini par la trahir, la regarder de haut, l’ignorer pour enfin l’oublier et passer à autre chose. Elle, contrairement à toutes ces personnes, ne pouvait tourner la page. L’amitié est toujours suivi de près pas la trahison, qui brise un cœur. L’amour est toujours pourchassé par la jalousie qui transperce l’âme. La solitude guette les personnes au cœur brisé et à l’âme transpercée et les enveloppe de son obscurité ; les tirant toujours plus bas. L’indifférence achève cet être dans un ultime cri de douleur.

Un sourire se dessina sur les lèvres de Myriana. Un sourire pas plus sincère que les précédant. Ce n’était qu’une imitation. Une vulgaire imitation de ces sourires qu’elle voyait sur les visages d’enfants encore innocents. Encore aveugles à la bêtise humaine. Encore sourds aux cris de douleur poussés par chaque être vivant. Encore invulnérable face au monde dominé par l'injustice.
Le regard de l’adolescente se posa sur son interlocutrice. Elle non plus, ne souriait pas. Elle plissa son œil gauche et leva la tête vers le ciel obscurcit par la noirceur qu’apportait la nuit. La chaleur la gagnait. Elle expira doucement et retira sa capuche. Son visage désormais n’était plus un secret. Le vent souffla, les nuages se dégagèrent laissant paraître la lune quasi-ronde qui lançait des reflets blanchâtres sur le visage de Myriana. Elle ferma les yeux, laissa ses deux bras tomber le long de son corps et ses lèvres s’étirer pour former un sourire mélancolique, ce qui venait d’intégrer ses habitudes. Savourant cette chaleur que lui procurait l’astre lunaire, elle sentit pourtant le regard de la jeune blonde se posait sur elle. Elle ne dit et ne fit rien, attendant simplement qu’un autre nuage vienne prendre la place du précédant, cachant alors de nouveau le visage de Myriana. Son sourire disparut au même moment que ses yeux s’ouvrirent et que ses jambes se reprochèrent de sa poitrine pour se retrouver entourés des bras de la jeune fille.

Son sourcil droit s’arqua quand elle entendit de nouveau la voix de la jeune femme partageant toujours le même banc qu’elle, résonner. Elle attendit que cette-dernière ai fini ce qu’elle avait à dire pour fermer de nouveau les yeux. Elle fit passer sa langue sur ses lèvres devenant sèches et soupira doucement en laissant tomber sa tête en arrière. Elle ne répondit pas tout de suite, cherchant une réponse, alors qu’elle savait exactement quoi dire. Peut être de l’hésitation. Sans aucun doute, oui, de l'hésitation.

« Tu ne dors pas ? ». Ces paroles revinrent à l’esprit de Myriana. C’est vrai qu’elle n’avait que quatorze ans. Une jeune adolescente dans une banlieue de Paris au beau milieu de la nuit. Ça ne faisait pas vraiment crédible. Elle secoua légèrement la tête négativement pour chasser ces idées de son esprit.

Peut être était-ce temps de répondre ? Ou pas.

[Hors Rp : Magnifique, comme d'habitude ^^]
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Cyana Rohan
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MessageSujet: Re: Une nuit bien agitée [PV Cyana]   Sam 10 Sep - 21:31

L’encapuchonné plongea son regard - que Cyana ne pouvait pas distinguer - dans le sien. La jeune blonde attendit en silence qu’il parle, elle sentait inconsciemment que c’est ce qu’il allait faire. Et elle ne se trompait pas.
_ Hum…
Un soupir s’échappa des lèvres invisibles de l’interlocuteur de Cyana.
_ Je n’ai pas de sommeil. Tiré de celui-ci bien trop brusquement, je ne parviens pas à le retrouver.
La voix était indubitablement féminine, l’Inquisitrice en déduisit donc qu’il s’agissait d’une fille. Elle pouvait enfin mettre un genre sur la personne à qui elle parlait. Fille qui d’ailleurs se rapprocha du banc pour s’y installer de nouveau, juste à côté de Cyana. Celle-ci la laissa faire, elle ne craignait pas les gens, et de toute façon, elle avait confiance en ses capacités. Elle était une élue de Dieu, et Dieu ne laissait pas ses enfants seul quand ils avaient besoin de lui.
Cyana s’abima dans ses pensées, songeant tout à coup à la toile qu’elle allait bientôt peindre en cours. Le thème était : « les quatre saisons » et elle avait décidé de représenter l’hiver, saison qu’elle préférait entre toutes. Elle réfléchissait déjà de quelle manière elle pourrait jouer avec la lumière pour représenter un paysage un peu féérique.
Sa réflexion fut interrompue par un soupir, provenant de la fille assise à côté d’elle. Elle tourna la tête vers elle, et la vit retirer sa capuche. Elle put donc distinguer ses traits. La fille était jeune, pas plus de quinze ou seize ans - Cyana n’était pas douée pour donner un âge aux gens - les traits fins, des cheveux lavandes, et des yeux d‘un rouge étincelant, absolument magnifique. Ils ressemblaient à deux rubis, et Cyana eut un choc. De tels yeux n’appartenaient pas au monde des humains. C’étaient des yeux irréels, et la jeune peintre se dit qu’une créature avec des yeux pareils ferait un effet inouï sur son tableau. Une elfe blanche aux cheveux noir de jais et aux yeux rubis ajouterait un effet incroyable.
Cyana sourit, satisfaite de son idée. Elle ne se posa pas plus de questions, entièrement plongée dans son imagination. La fille à côté d’elle était avachie sur le banc, à la lueur blanchâtre de la lune. Un étrange sourire étira ses lèvres de manière nonchalante. Au fond, elle était incroyablement mignonne, songea Cyana. Elle eut soudain envie de peindre un portrait de cette jolie adolescente froide et mélancolique.
Adolescente qui se recroquevilla sur elle-même, les genoux étroitement serrés entre ses bras, comme pour se protéger du monde extérieur.
_ Dis…lança Cyana. Ça te dirait de poser pour moi ?
La fille tourna les yeux vers elle, écoutant ces étranges paroles. L’artiste qu’était Cyana ne se rendit pas compte des effet que cette demande pouvait avoir sur les gens. Elle avait posé la question en toute innocence, et n’imaginait pas un instant que certains pouvaient la prendre pour une perverse, une détraquée, ou bien d’autres choses…
_ Je suis étudiante aux Beaux-arts…poursuivit la blonde. Tu as des yeux magnifiques, et j’aimerais essayer de les peindre. Ça te dérangerait ?
Elle attendit en silence, espérant que la fille accepte sa proposition. Elle adorait peindre des portraits, en essayant de les rendre aussi réaliste que possible, et était sans cesse à la recherche de nouveaux modèles. Ses camarades de classe étant désespérément banals, elle cherchait des personnes plus belles, plus « spéciales » pour les peindre. Le plus gros défaut de Cyana était son amour parfois trop excessif pour la beauté. Elle ne se considérait pas forcément comme un canon, mais elle aimait les belles choses, objets, paysages, personnes. Quand elle aimait, elle peignait…Et cette fille correspondait à ses critères.
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Myriana Hanabito

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MessageSujet: Re: Une nuit bien agitée [PV Cyana]   Lun 12 Sep - 21:23

Myriana avait bien remarqué que son interlocutrice était plongée dans ses respectives pensée, et loin d’elle l’idée de la ramener à la réalité.
Le soupire de l’adolescente ne lui était par conséquent pas destiné, mais cela suffit à faire réagir la blonde. Cette dernière observa Myriana assez minutieusement, s’attardant sur ses yeux. Pupilles et iris rouges, assez inhabituel, certes mais pas inhumain. La question de cette inconnue fit pourtant écarquiller les yeux de Myriana. Poser pour elle… ? Ce n’était pas vraiment sa tasse de thé de rester assise devant une personne qui prendrait du plaisir à la peindre. En plus de ça, elle n’aimait pas la peinture. Elle n’était pas douée et trouvait que c’était inutile. L’écriture c’était plus le genre de Myriana, mais elle n’allait juger personne et encore moins leurs pratiques. Ne serait-ce pas le temps de répondre ? Elle avait perdu assez de temps à réfléchir à tout ça. Son visage reprit alors son impassibilité et elle répondit d’un ton calme.

– Merci, déjà… Je suis le genre de personne à vouloir passer inaperçue mais si cela peux te faire plaisir… Pourquoi pas.

Mais que venait-elle de dire ? Depuis quand le plaisir des autres passait avant le sien ? Myriana était égoïste, elle le savait et l’assumait pleinement. Et il avait fallut qu’elle dise à une parfaite inconnue qu’elle était d’accord pour qu’elle pose pour un tableau. S’énervant intérieurement, elle se mit à chercher les bons cotés de ce choix qu’elle venait de faire. Le mot lui surgit dans l’esprit aussi vite que le chat blanc de tout à l’heure sauta du haut de l’arbre dans lequel il avait grimpé pour retomber sur ses pattes et s’en aller à vive allure. Danger. Elle pourrait y être confrontée et cela prendrait une toute autre tournure. Bien plus intéressante, d’après la jeune adolescente peut être trop inconsciente pour son âge. Un sourire étira alors ses fines lèvres qu’elle dissimula grâce au jeu de lumière que lui offrait la lune qui semblait s’amuser à se cacher et à lancer des faibles lueurs sur les deux jeunes filles. Si de l’action était au programme, Myriana n’hésiterai plus une seconde. Sa mère aurait-elle raison ? Y aurait-il un bon coté même dans les pires situations ? Sans doute, quoique cette situation n’était pas à jugé des plus pires. Le sourire de la mercenaire prit alors forme d’un rictus qui mélangeait sadisme et mélancolique à la fois. Même si ces deux ressentiments étant bien différents l’un de l’autre, cette gamine de quinze ans au lourd passé pouvait les réunir pour en former un sourire. En mélangeant expérience avec tristesse, ce n’était pas impossible. Pourquoi tristesse ? Car sans ça, l’envie d’effectuer ce genre de sourires ne vient jamais. Myriana savait pertinemment que tout le monde souffrait au moins une fois dans sa vie. Certains plus que d’autres, certes. Mais en même temps, chacun avait des ressources différentes pour faire face à la douleur. Pour quelques personnes, si un ami venait à mourir cela signifierait leurs arrêts de morts ; la dépendance peut causer beaucoup de tort. Pour ceux qui ont eu la malchance de vivre plus que ça, de sombrer dans la dépression, d’en venir à se mutiler ou à se droguer pour se détruire à petits feus, la mort d’un ami ne valait peut être même plus la peine de faire un deuil pour pouvoir passer à autre chose. Autant le dire, vu la description assez détaillée qui est ci-dessus sur les gens qui ont assez souffert pour avoir des envies suicidaires, Myriana en faisait parti. Ne fumant pas, ne se droguant pas, elle s’attaquait à ses poignets et à ses bras à coups de lames de rasoir. Elle voulait se détruire physiquement, le mental serait facile vu le malheur qui n’était jamais bien loin d’elle. Dépressive depuis quelques années déjà, elle avait appris à vivre avec. On a beau dire ce qu’on veut, s’y on s'habitue à la souffrance, on peut s’habituer à tout ; la dépression, qui est due à de grosses souffrance pour peu de ressources pour les contrer, y compris.
Vous comprendrez alors les réactions froides et directes, mais réfléchies je tiens à le signaler, de notre jeune adolescente.
Tiens, la jeune blonde avait reprit la parole, tirant alors Myriana de ses songes, elle tendit l’oreille pour écouter avant de basculer la tête en arrière au moment même où la lune se dégageait de tout nuage, se tenant alors au-dessus de chaque être sous sa plus belle forme, envoyant des lueurs blanchâtres intenses qui vinrent s’affaler sur la visage de la mutante. Fermant les yeux, approuvant et savourant ce doux contact, ses lèvres remuèrent pour articuler une réponse…
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Cyana Rohan
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MessageSujet: Re: Une nuit bien agitée [PV Cyana]   Ven 16 Sep - 22:53

Après la question de la jeune peintre, un long silence s’installa, qu’elle préféra ne pas rompre. L’interlocutrice de Cyana sembla réfléchir sérieusement à sa proposition de la peindre. Il semblait à la blonde qu’elle n’était pas vraiment emballée par cette idée, mais ses paroles démentirent la petite moue qui avait étiré ses lèvres :
_ Merci, déjà…Je suis le genre de personne à vouloir passer inaperçue, mais si cela peut te faire plaisir…Pourquoi pas.
Cyana eut un grand sourire, ravie. Elle réfléchissait déjà au meilleur papier qui pourrait convenir, au crayon qui retranscrirait le côté un peu éthéré de son vis-à-vis, la peinture qui conviendrait à cette étrange jeune fille qui semblait tout droit sortie d’un rêve. L’aquarelle, peut-être ? C’était l’idéal pour peindre les scènes imaginaires, le rêve, du moins selon Cyana. Elle utilisait beaucoup cette peinture, aimant peindre le surnaturel et la magie, tout ceci étant son monde imaginaire dans lequel elle aimait plonger. C’est aussi pour cela qu’elle avait une nette tendance à voir des créatures imaginaires un peu partout. Après tout, rêver ne faisait pas de mal, elle se gardait juste de parler de cela aux autres, à part à sa Sachenka. Les prêtres qui l’avaient éduquée en Italie n’auraient certainement pas compris son penchant pour ce qui avait trait au surnaturel, elle s’était donc tue.
Soudain, elle se rappela que la fille avait parue réticente à poser pour elle. Elle décida de la rassurer un tant soit peur.
_ Au fait, si tu ne veux pas que je montre ton portrait, ce n’est pas un souci, déclara-t-elle. Je le garderais juste pour mon plaisir personnel.
Elle n‘y voyait pas d’inconvénient. Cyana était parfois un peu égoïste, et avait du mal à partager. Ce qui lui appartenait, elle en prenait un soin jaloux, et avait beaucoup de mal à le céder. Comme la chaise où elle avait l’habitude de s’installer à la cuisine, dans le petit appartement qu’elle partageait avec sa Darling. Sachenka d’amour savait qu’elle n’avait pas intérêt à s’approprier cette fameuse chaise, car les instincts territorialistes de Cyana se déchaînaient alors contre elle.
En attendant, la nuit avançait, et il serait peut-être temps pour la blondinette de rentrer chez elle. Si jamais Sachenka se réveillait et qu’elle ne la voyait nulle part, elle allait piquer une crise d’angoisse abominable. C’était déjà arrivé une fois, et Cyana s’en était voulu des semaines en voyant l’état dans lequel elle avait retrouvé sa moitié. Elle s’était promis de ne jamais lui faire revivre ça.
Sortant alors le petit calepin qui ne la quittait jamais de sa poche, elle en arracha un bout de page et griffonna son prénom et son numéro de téléphone dessus.
_ Je m’appelle Cyana, dit-elle. Quand tu auras du temps, tu me téléphones. Tu n’auras qu’à dire que tu es la fille du banc, ça suffira.
La blonde tendit le papier à son interlocutrice avec une expression neutre. Elle n’était pas du genre à faire des sourires à tout va, elle se contentait de ne pas avoir l’air revêche, ça suffisait. Et puis, quelque chose lui soufflait que cette fille se fichait bien qu’elle sourie ou pas…
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