A Paris se joue une pièce de théâtre macabre dont vous êtes les acteurs...
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Une livraison particulière [Myriana]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Linnéa Kaurismäki

avatar

Messages : 94
Date d'inscription : 01/01/2011
Age : 21
Localisation : Dans un immeuble banal, dans une rue banale, dans une ville extraordinaire.

MessageSujet: Une livraison particulière [Myriana]   Mar 14 Juin - 19:36

Mardi matin, plus précisément le 14 juin. Période des examens pour tout les Terminales de la France dont moi, à mon plus grand malheur. Ce qui est plutôt avantageux, c'est que vous avez une journée d'exam sur une semaine. Mais bon sang, c'est le bac ! Le baccalauréat, le truc le plus stressant de votre vie avec les concours, qui eux s'enchaînaient aussi. Bref, à 6h45, un mardi matin, je suis pas forcément de bonne humeur. Le jour se pointe et vu l'intensité des rayons, il va faire beau aujourd'hui, tant mieux, il n'y rien de pire que de commencer une journée qui n'est pas ensoleillée et en plus d'être de mauvaise humeur ! Je ferme les yeux, quelques secondes, je les réouvre et regarde mon réveil: 7h12. je me tourne dans mon lit et remets la couette, prête à me reposer encore un peu... D'un coup, l'heure me fit tilt dans la tête, j'enlevais ma couette, qu'il fallait que j'enlève parce que je commençais sincèrement à avoir chaud la nuit, d'un grand geste et regardais de nouveau l'heure. Et merde ! J'étais à la bourre !

Je sautais du lit -littéralement-, accrochais mes longs cheveux en une queue de cheval haute, je ne pris même pas la peine de mettre mes chaussons et je courus à mon amoire, j'enfilais mon short, mes legins, mon tee-shirt, je mis mes chaussures et je descendis l'escalier à toute vitesse, en ratant de me casser la figure une bonne dizaine de fois. Je me dirigeais telle une flèche vers la salle de bain, je me nettoyais le visage, je mis quelques accessoires, juste mes boucles d'oreilles en fait, mon bracelet et mon collier ne me lâchaient jamais. J'arrivais ensuite à la cuisine où ma tante m'avait préparé mon chocolat et mes tartines, elle était déjà parti au boulot. Je mis la tartine dans ma bouche d'une seule traite et je bus le chocolat chaud à toute vitesse, ce qui me brûla la gorgée. Pestant contre moi même, je partis me lavais les dents, le bon point c'est que je ne m'étais pas tâché ce qui était assez étonnant vu à quelle point j'étais maladroite.
Je claquais la porte de chez moi, en oubliant pas mon sac, et je sortis de l'immeuble où nous habitions. Je regardais ma montre : 7h 34, hé hé, pile à l'heure. Alors que je commençais ma route tranquillement, je repartis comme une flèche chez moi, j'y avais laissé mon MP3 et mon casque, ce qui m'étaient essentiels, je ne pouvais pas me passer deux. De nouveau dehors, je pus partir tranquillement.

J'avais rendez-vous chez un traiteur à 7h45 et heureusement que je connaissais le coin où il était sinon, je serais vraiment arrivée en retard. Comme je ne travaillais pas, j'avais décidé d'en profiter, histoire d'économiser pour me payer un petit appart' sympa mais il fallait que je trouve un colocataire ... Enfin, j'avais encore un peu de temps ! J'arrivais donc chez mon nouveau patron ( le 4ème). Il avai l'air plutô sévère et je me sentais mal travailler avec lui. Son assistant me refila une casquette que j'étais obligé de mettre pour travailler donc, effectuer des livraisons. Je la mettais de sorte à cacher mes yeux, comprenez moi, cette casquette était vraiment immonde : couleur d'une robe de vache, avec les oreilles et une clochette à chaque oreille, donc dès que je bougeais : et cling et cling ! Suuuper ! Alors que je m'extasiais sur cette horreur la voix du "Roi des Vaches" comme je le surnommais maintenant -j'aime donné des petits surnoms aux gens- retentit :

-Bien, ta première livraison est pour le restaurant XXX près de la rue Y. Tu as intérêt à revenir vite si tu veux travailler pour moi donc ne traîne pas en route ! Allez ouste !

J'allais lui dire moi ce que je pensais de son travail ! Mais je n'eus pas le temps, je me retrouvais sur la route avec un carton dans les mains. Quoi ?! livraison à pied ?! Bon ok, il allait voir ce qu'il allait voir ! J'allais faire sa foutue livraison bien plus vite qu'il ne le pensait ! Je partis donc à l'adresse qu'il m'avait dit.
Tout se passait plutôt bien lorsque j'arrivais à la fameuse rue : Il n'y avait pas le restaurant où je devais me rendre. Pas paniquée le moins du monde, je fis le tour puis traversais la rue, mais rien du tout. Je regardais les étages maintenant, on ne savait jamais. Et c'est là que je le vis, il était effectivement à l'étage et la pancarte l'indiquant avait disparu. Ce gros lourdeaud de patron l'avait fait exprès ? Alors que je tervirsergeais, je ne me rendis pas compte que quelqu'un arrivait droit sur moi.
Le choc fut inévitable : je percutais cette jeune fille de plein fouet. Le carton que je transportais vola et finit par terre. Un peu sonnée, je regardais d'abord la jeune fille que j'avais percuté : elle était plutôt grande et très fine, elle avait des cheveux mauves court, une peau presque translucide et des yeux d'un rouge magnifique.

-Excusez moi je ne regardais pas où j'allais, m'excusai-je

Puis je jetais un coup d'oeil à mon carton qui avait vraiment une sale tête. Oh nooon ! J'allais me faire truscider ! Découper ! Déchiqueter !
Oh et puis tant pis, je perdais pas grand chose. Mais je ne pus m'empêcher d'être déçue, je voulais lui cloué le bec à ce patron !

- Et zut ! Je suis deg ! Moi qui voulais qu'il soit étonné par ma performence ! ... Bon ban tant pis.

Je le prenais de nouveau dans mes bras et c'est alors que je me rendis compte que la jeunne fille me regardait, je lui souris doucement et dit :

-Qu'y a-t-il ?


J'attendais sa réponse, elle ne s'était pas excusée mais je m'en fichais un peu. Ca n'allait pas changer mon existence ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Myriana Hanabito

avatar

Messages : 97
Date d'inscription : 17/12/2010
Localisation : Je suis là, juste à coté de vous. Victime de votre indifférence.

MessageSujet: Re: Une livraison particulière [Myriana]   Mar 14 Juin - 23:25

La belle Myriana se réveilla plutôt de bonne humeur, si on peut appeler ça une bonne humeur. Elle s’habilla d’un pantalon jean et d’un t-shirt blanc, avec des convers bleus marine. Elle se regarda un instant dans un miroir, se lava les dents et le visage, se coiffa rapidement et prit ses clefs et sa cape en passant tel un coup de vent près de son lit, se dirigeant vers la porte d’entrée en la fermant à double-tour. Elle enfila sa cape et s’encapuchonna. Elle se mit à marcher dans les tues désertes et entama une ruelle malfamée qu’elle ne connaissait que trop bien. Les hommes qui s’y trouvaient ne lui parlèrent même pas, tous la concassèrent, ou du moins, juste assez pour en pas l’approcher, pour cause elle avait tué trois hommes qui l’aveint un peu trop approcher. Elle continua donc de marcher jusqu’à arriver au niveau d’un homme en costume noir, qui cachait son visage avec un chapeau. Il ne lui adressa pas la parole, se contentant de lui donner un papier et d’ajouter trois mots « Et rien d’autres ». Elle poussa un léger grognement et hocha la tête en faisant demi-tour. Une fois ne lieu sûr, elle lut le bout de papier où plutôt son contrat. Elle devait tuer un homme mutant et sa femme humaine, et amener leurs dépouilles dans l’arrière d’une église. Une mission assez simple, mais les derniers mots de son employeur signifiaient qu’elle ne devait tuer personne d’autre, de peur d’attirer l’attention sur elle. Elle n’aimait pas ne pas être libre de ses mouvements mais bon, les ordres restaient les ordres, elle n’avait pas à rouspéter ou comprendre. Elle lut l’heure qui y était marquée, minuit. Si elle tuait maintenant ce couple, les cadavres auraient le temps de lâcher une odeur nauséabonde, donc d’ici là, elle avait carte blanche pour faire ce qu’elle voulait.

La jeune fille marcha d’un pas léger et finit par atteindre une ruelle qu’elle connaissait bien, une ruelle menant à la Seine. Elle s’y rendit, mais l’endroit était bondé de gens, alors elle repartit vers une ruelle où se trouvait des restaurants. Elle n’avait rien mangé, et ça faisait déjà plus d’une heure qu’elle errait dans les rues de Paris. Elle commença donc à marcher, évitait tant bien que mal les passants qui semblaient tous pressés, aujourd’hui. Elle releva la tête, dévoilant ses yeux d’un rouge profond et continua sa marche, pensive.

Ses pensées la guidèrent bien loin dans ses souvenirs, jusqu’à un « ami » à elle, pour être plus précise. Lui aussi est mort, de dépression. Celle-ci causée par son entourage, et donc par des humains. Elle sera le poing à cette pensée et au même moment, heurta une personne, rien qu’à son odeur, Myriana comprit qu’elle avait affaire à un humaine, voir même une humaine. L’adolescente se retrouva au sol, sa capuche étant tombée sur ses épaules, elle leva la tête vers la personne en question. Vêtu simplement, c’était bel et bien une fille. Elle semblait totalement désespérée, Myriana laissa aller son regard et vit que la personne qu’elle avait heurtée avait laissé tomber son colis. Elle releva son regard, ne prenant pas en considération les excuses de la jeune fille ni son sourire d’ailleurs. Et elle ne pouvait même pas la tuer, Myriana soupira et se dit qu’elle pourrait s’amuser un peu avant d’aller faire sa mission. Elle ouvra donc la bouche, dévoilant une belle et fine voix :

-Rien…

Elle la regarda d’un regard totalement vide et froid, les traits de son visage n’exprimant aucun sentiment, aucune compassion. Les humains méritaient à peine son regard. Elle leva sa tête vers le ciel, et fixa le soleil sans détourner le regard, pour autant. Un sourire sadique lui fondit le visage, en se remémorant toutes ses souffrances et toutes les douleurs qu’elle avait répondu au sein de la communauté humaine. Elle baissa sa tête, son sourire s’effaça aussi rapidement qu’il apparut en portant son regard glacial sur l’humaine qui lui faisait face. Myriana se demandait simplement si cette humaine avait comprit que la jeune fille au regard de sang était une mutante ou si elle la prenait vraiment pour une… Arg, rien qu’à l’idée de penser qu’elle pouvait être une humaine, elle en frissonnait de toutes parts ! Elle fixa donc de nouveau la jolie jeune fille, laissant son regard sanguinaire baigner dans le bleu océan de l’humaine.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Linnéa Kaurismäki

avatar

Messages : 94
Date d'inscription : 01/01/2011
Age : 21
Localisation : Dans un immeuble banal, dans une rue banale, dans une ville extraordinaire.

MessageSujet: Re: Une livraison particulière [Myriana]   Jeu 16 Juin - 16:22

La jeune fille que j'avais percuté était habillé simplement : jean et tee-shirt blanc avec des converses. Je ne faisais pas vraiment attention à elle : en ce moment je regardais plutôt dans quel état était mon colis, à l'intérieur. Je l'ouvris doucement et je vis, à ma grande stupéfaction que tout était intact ! Ma bonne étoile était avec moi aujourd'hui, et je l'en remerciait.

-Rien ...

C'est ce qu'elle répondit à ma question "Qu'y a-t-il ?" que j'avais posé parce qu'elle m'observait. Ah ! Bon, il n'y avait rien et bien dans ce cas tant mieux parce que je n'avais pas envie de rajouter ses soucis par dessus les miens ! Qu'elle m'en excuse mais aujourd'hui je ne pouvais pas. J'allais repartir lorque je croisis ses yeux : elle me regardait froidement, comme si elle avait envie de me tuer ... Cette fille avait une présence assez incroyable ! On avait l'impression qu'elle vous enserrait et que vous ne pouviez plus lui échapper. Je n'étais pas complètement idiote et je sentis que c'était une mutante et pas une commode ! Sa cape, ses yeux, son attitude mais surtout son regard, en fait tout son être entier criait qu'elle était une mutante. Je la regardais pas effrayé le moins du monde, c'est pas elle qui allait me faire peur, j'étais plutôt courageuse. Je regardais autour de moi mais il n'y avait pas grand monde dans cette rue. Je regardais de nouveau mon colis et je décidais de finir cette livraison une bonne fois pour toute.
Je m'apprêtais à lui dire au revoir lorsque je vis qu'elle regardait le ciel, je fis de même mais il n'y avait rien à signaler.

-Bon et bien bonne fin de journée, hein ! Excuse moi encore ! lui dis -je dans un sourire crispé.

Elle dut remarqué que j'étais un peu tendue car elle fit une drole de mimique : entre joie et cruauté... J'avais dû mal voir ! Je reprenais tranquillement mon chemin - enfin pas trop quand même- quand j'entendis sa voix cristalline de nouveau raisonner, mais ce fut très rapide. Je n'avais pas compris ce qu'elle m'avait dit.

-Excuse moi je dois faire cette livraison et je vais finir par être en retard ! Je reviens !

Rapide mais efficace ! Je partis à toute vitesse dans l'immeuble du resto, je toquais, déposais la commande, je demandais une petite signature sur le document et je repartis. Cette fille allait être partie ? J'en savais rien mais je l'espèrais un peu car elle n'était pas vraiment très rassurante. Plus que un porte et j'étais dehors ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Myriana Hanabito

avatar

Messages : 97
Date d'inscription : 17/12/2010
Localisation : Je suis là, juste à coté de vous. Victime de votre indifférence.

MessageSujet: Re: Une livraison particulière [Myriana]   Sam 18 Juin - 19:33

La jeune fille s’éclipsa juste après s’être encore excusée, Myriana qui avait le sang chaud, commençait à en avoir plus qu’assez de ses excuses. Il fait dire qu’elle n’acceptait pas facilement la bonne humeur et la gentillesse des gens. Elle ajusta sa capuche en se laissant adosser à un mut, les bras croisés au niveau de la poitrine. Elle n’attendait pas la jeune-fille, elle n’en avait que faire. Elle cherchait du regard quelque chose ou plutôt quelqu’un. Grand, costume noir, visage caché… Elle chercha pendant cinq minutes mais ne voyant rien, poussa un long soupir en faisant un premier pas, tête baissée, ses mèches encadrant son fin et pâle visage. Elle lança un rapide coup d’œil à sa gauche, voyant l’inconnue de tout à l’heure revenir vers elle. Bizarrement, Myriana l’avait déjà oubliée. Elle se redressa, lui faisant face, droite et immobile, seules ses pensées firent le va et vient dans sa pauvre tête qui n’en pouvait plus. Elle se remémora une jeune femme qui devait avoir dix huit ans, elle l’avait connue il y’a de cela une année. Cette jeune femme avait comprit que c’était une mutante, et à la base Myriana ne devait pas la tuer, mais la jeune femme lui tint tête et la défia, insinuant qu’elle n’avait pas peur d’elle. Myriana qui venait à peine d’apprendre à contrôler parfaitement son don, sous le coup de la colère, appela son plus vaillant compagnon, Kiba, qui tua la femme sans que sa maîtresse ne lui en donna l’ordre. Myrina revint à la réalité et fixa l’étrangère d’un regard toujours aussi vide d’émotions, elle ne sentit pas de la peur dans celui de la livreuse, elle baissa la tête pour afficher un faible sourire, bien entendu sadique. Elle releva la tête, la penchant à gauche, elle pouvait la tuer à tout moment, mais elle n’en avait malheureusement pas le droit. Elle détestait les ordres, mais elle devait bien s’y plier, si elle voulait gagner de l’argent. Elle poussa un énième soupir, avant de lancer, toujours avec sa voix cristalline :

-Pathétique… Elle avait murmurait ces quelques mots.

Pourquoi avait-elle dit ça ? Car c’était tout bonnement la vérité. La jeune fille n’allait peut être pas comprendre, mais tant pis, elle prenait ce risque. De toute façon, la belle Myriana ne parlait jamais pour qu’on la comprenne, juste pour qu’elle se comprenne, et qu’elle puisse s’exprimer, même si ce n’était pas vraiment son point fort. Elle poussa encore un soupire en haussant les épaules, et en relevant la tête vers le ciel. La fois d’avant, la jeune étrangère avait fait de même, mais Myriana n’y avait pas vraiment prêté grosse importance. Soudain, loin de tout, elle se rappela une question qu’elle avait un jour posait à son maître ; celui qui lui avait apprit à se défendre. Elle lui avait demandé comment pouvait-on appeler un état où l’être a besoin d’être seul mais qu’en même temps, il manque et veut de l’affection. La réponse que lui avait donnée cette personne, elle ne l’oubliera jamais. Encore plus étonnant, quand son maître lui répondus, il utilisa le pronom personnel « tu », il la visait, il avait compris… Elle serra les poings en replongeant son regard dans le bleu océan de la jeune demoiselle, comme à son habitude, rien ne laissait paraître ses sentiments. L’ennui l’envahit, ça recommençait… Elle prit une bouffée d’air en respirant fortement, avant de se mettre à marcher, de quelques pas seulement, d’un pas léger. Voyant la jeune fille ne rien dire, elle n’avait plus rien à faire ici. Elle se dit qu’elle pourrait revenir à la Seine, peut être qu’il y’aurait moins de gens, ou du moins elle l’espérait. Elle aurait tout de même préféré tuer un humain ou une humaine, prendre à part l’être et s’amuser longuement avec lui avant de l’achever. Au même moment, une voix surgit dans sa tête et elle s’arrêta, elle la reconnut de suite, c’était son loup qui lui parlait. Elle secoua la tête de façon à lui faire comprendre que ce n’était vraiment pas le moment, elle était plus ou moins occupée. Elle savait que son fidèle compagnon avait besoin de s’amuser aussi, mais bon, encore une fois, les ordres étaient les ordres, elle n’avait pas d’autre choix. Elle perçut le son d’une vois, pas Kiba, c’était la jeune fille. Elle se retourna lentement, lui faisant face, un sourcil arqué, la questionnant du regard. Après un moment de réflexion, elle lâcha un soupir et se retint immobile devant la jeune inconnue, les yeux mi-clos, patientant que la jeune fille ai fini.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Linnéa Kaurismäki

avatar

Messages : 94
Date d'inscription : 01/01/2011
Age : 21
Localisation : Dans un immeuble banal, dans une rue banale, dans une ville extraordinaire.

MessageSujet: Re: Une livraison particulière [Myriana]   Mar 28 Juin - 20:07

J'étais de nouveau dans la rue, je regardais autour de moi: tout d'abord je ne vis rien, puis je l'aperçus contre un mur, c'était elle et elle était toujours là. Je pouvais partir en feignant de ne pas l'avoir vu mais c'était lâche. Et si il y avait bien quelque chose que je détestais par dessus tout c'était bien la lâcheté ! Mais aussi, pourquoi est ce que je me sentais d'aller voir cette fille ?
Parce que c'était une mutante, et que c'était la première fois que je savais que j'avais une mutante en face de moi. Et bien oui, car vous parlez à quelqu'un, qui vous dit que cette personne est humaine ou mutante ? Absolument rien. A part si la dite personne ne se cache pas et dégage " une aura" bien précise ! Elle avait l'air plus jeune que moi, mais beaucoup plus mûr que certaines "grandes personnes", je le voyais à son regard. Mais après tout je n'en étais pas pour autant sur et certaine. Le mieux était de lui poser la question mais je n'osais pas.
Je me rapprochais de nouveau d'elle, elle semblait attendre quelqu'un, elle se décolla du mur contre lequel elle était et elle fit alors plein de truc louche : elle secoua la tête, me vit s'approcher d'elle, leva la tête vers le solein -chose que je n'imitais pas cette fois-ci- Puis elle me regarda de nouveau, sans émotion, il était bizarre ce regard. Elle baissa ensuite la tête, la releva et l'inclinant à gauche, elle murmura quelque smots que je ne compris pas. Et à mon avis, elle n'était pas du genre à accepter gentiment de répéter ce qu'elle venait de prononcer.
Je me suis donc abstenu de dire cette fameuse phrase : "Hein ?Qu'est tu dis ?" que ma tante arrêté pas de dire avec un accent des plus abominables. Je sais pas d'où elle le tenait mais certainement pas de notre pays natal, on aurait dit un accent du "Sud" comme disait les parisiens. Moi je n'étais jamais allé dans le "Sud" mais j'espérais un jour pouvoir y poser les pieds. Je demandais souvent à ma tante comment c'était là-bas et elle me répondait toujours la même chose : "il fait très chaud, tu as l'impression que le soleil s'est rapproché ! Leur sable est doux, chaud est doré, l'eau est d'un bleu magnifique ..." et elle partait dans ses divaguations mais ej voyais bien qu'elle mourait d'envie d'y retourner, mais malheureusement, financièrement nous avions connu des jours bien meilleurs ... Enfin bref, revenons à notre jeune fille qui serrait les pongs d'un air bien énervée, allez savoir pourquoi !
Elle remit ses yeux dans les miens, dont j'étais très fière, mais elle avait un des ses visages impassible ! Ah ! Une petite moue d'ennui, compréhensible puisque l'on ne faisait que se dévisager ! Elle prit une grande bouffée d'air, avanca de quelques pas puis s'arrêta, quand à moi, un sourcil s'était hausser en signe d'interrogation. Je sautais sur l'occasion qu'elle s'était arrêtée pour lui parler. Mais pour dire quoi ?


-Euh... Excuse-moi ?


Ma voix avait été plus basse que je ne l'aurais voulu. Dommage. Je voulais joué la fille pleine d'assurance mais apparemment mes talents de comédienne ne s'étaient pas encore dévoilés, à ma grande déception ! La fille se retourna lentement, me questionnant du regard, a moi de gérer maintenant !

-Euh bon je sais que ça se fait pas trop de te parler comme ça surtout qu'on se connaît pas et que tu dois être occupée mais bon, c'est comme ça que l'on fait de nouvelles rencontres hein ! lui dis-je, un peu gênée, mon accent avait reprit ses droits, un horrible accent nordique d'après moi !
Mais euh, tu es une mutante pas vrai ? continuais-je mais plus doucement.

Ben dis donc ! Ce que je racontais avait l'air de la passioner : elle avait gardé les yeux à moitié fermé pendant les trois quart de mon discours mais elle les avait ouvert en grand lorsque ma question vint.

J'attendais sa réponse lorsque mon téléphone sonna : mon super patron. Je m'excusais auprès de la jeune fille qui avait apparemment décidée d'économiser sa salive aujourd'hui et décrochait. Je crois que mon oreille droite va avoir besoin d'un prothèse, vu avec quels décibels cet idiot de patron m'avait parlé. Je m'excusais et lui dis que je revenais au plus vite, je décrochais et me tournais vers la jeune fille, un peu embarassée par le fait qu'elle est dut assister à cette scène.

-Excuse moi, mon patron. Alors ?

Fallait quand même qu'elle se dépêche, j'allais passer à la broyeuse moi !


PS : Désolée du retard mais j'ai vraiment galéré ><
Sincérement désolée, si il est pas top non plus :/
Enfin, bonne lecture, à la prochaine Very Happy
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Myriana Hanabito

avatar

Messages : 97
Date d'inscription : 17/12/2010
Localisation : Je suis là, juste à coté de vous. Victime de votre indifférence.

MessageSujet: Re: Une livraison particulière [Myriana]   Dim 3 Juil - 0:01

Elle ne se trompait donc pas. Cette fille était vraiment inconsciente du danger qu’elle prenait en posant cette question. D’autant plus qu’elle avait vraiment choisit la mauvaise personne pour tester son courage. Un rayon de soleil vint se poser sur le visage de la jeune Myriana, qui écarquilla cependant les yeux, avant de faire un pas sur le coté, évitant le soleil, reprenant sa position initiative ; droite et immobile. Elle resta un moment silencieuse, cherchant qu’est-ce qu’elle pouvait bien dire à la jeune fille, quand son téléphone sonna et qu’elle répondit. Ça semblait être la voix d’un homme, qui criait un peu trop fort d’après Myriana. Tellement que la jeune étrangère fut obligée d’éloigner le cellulaire de son oreille. Après s’être excusée, elle raccrocha et demanda pardon à la fille aux yeux rouges en rajoutant que c’était son patron et un « Alors » qui n’eut pas l’effet désiré, vu que Myriana ne se pressa pas le moins du monde pour répondre. Après un laps de temps écoulé, elle répondit :

-Ce ne sont pas tes affaires…Ne t’avise plus jamais de me reposer cette question si tu tiens à ta vie.

Elle soupira et pencha la tête à gauche. Elle serra les poings. Elle voulait la tuer, mettre fin à ses jours. Elle se tourna, coléreuse mais elle le cacha tout de même bien. Elle se mit à marcher dans le sens opposé de la jeune inconnue. Elle l’énervait au plus haut point. Elle s’arrêta cependant. Si elle parait, ça voudrait dire que l’étrangère aurait gagné. Que Myriana aurait faillit, et qu’elle aurait laissée une sale humaine la mettre dans cet état. Elle inspira et expira plusieurs fois et fit volte-face. Elle approcha à légers pas vers l’inconnue et la fixa du regard, et la jugea de haut en bas. Moyenne de taille, plutôt belle, empestant l’odeur humaine et se laissant mener du bout du nez par un homme ; son patron. Si un homme, un quelconque jour, parlait à la mutante ainsi, il serait mort avant même de pouvoir prononcer son nom. Jamais. Même si cet homme était un mutant. Elle avait bien un employeur, mais c’était différent. Si quoique ce soit ne plaisait pas à Myriana, elle n’hésitera pas à tenir tête à l’homme, et peut être même à le tuer, aussi. Elle ne maîtrisait pas facilement sa colère et le plus amusant de tout ça, c’est qu’elle tuait avec autant de facilité que d’écraser une mouche, et éprouvait autant de remords que de tuer une mouche. Psychopathes ? Sans doute. Sadique ? Elle en était certaine.
Elle resta là, les sourcils haussés, à regarder la jeune fille avant de tendre l’oreille pour écouter ses paroles. Elle se redressa et s’immobilisa instantanément. Elle resta un long moment, silencieuse, se contentant de se repasser les mots de la jeune fille en boucle. Elle soupira longuement et se détourna. Elle s’arrêta après avoir parcouru trois pas et regarda par-dessus son épaule. Elle lança à l’inconnue un regard à la fois froid et vide, ou autrement dit, mort. Elle soupira encore et entrouvrit la bouche pour parler, mais elle le referma bien vite, se remémorant quelques souvenirs passés. Mais pourquoi est-ce qu’elle pensait à ça, maintenant ? Elle secoua vivement la tête et attendit patiemment.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Linnéa Kaurismäki

avatar

Messages : 94
Date d'inscription : 01/01/2011
Age : 21
Localisation : Dans un immeuble banal, dans une rue banale, dans une ville extraordinaire.

MessageSujet: Re: Une livraison particulière [Myriana]   Dim 28 Aoû - 16:44

Bon, apparemment, ma phrase n'était pas assez explicite, elle ne se dépechait pas du tout. Un rayon de soleil vint sur le visage de mon interlocutrice, je pus voir deux yeux d'un magnifique rouge sang. Elle se déplaça dans l'ombre et ne bougea plus. Elle reste droite immobile, avec toujours sa capuche sur son visage. Je n'ai pu entrevoir son visage qu'avec le rayon de soleil mais ça n'avait pas duré longtemps ! Comme si cette fille préférait l'obscurité. Bon, supposons qu'elle était vraiment une mutante, c'était normal qu'elle préfère rester dans l'ombre et ne pas briller de mille feux dans la lumière. Mais il y avait des exceptions : tout récemment, une top model américaine ultra connue et recherché par tout les grands créateurs a été prise en flangrant délit de "magie". En fait elle utilisait son "don" pour modifier son apparence et avoir un corp de rêve. Meme pouvoir que ma soeur Eléa mais heureusement, ce n'était pas elle ! Bref, quelques temps après elle avait été assassiné et tout portait à croire que c'était soi des mercenaires soit d'autres personnes. Pendant que je me remémorisais cette histoire la fille se décda à parler:

-Ce ne sont pas tes affaires…Ne t’avise plus jamais de me reposer cette question si tu tiens à ta vie.

Ah bah dites donc ! C'est qu'elle ferait presque peur ! Mais personne n'oserait tuer quelqu'un dans une rue si animé , le matin. Meme pas quelqu'un de très mauvais poil comme cette demoiselle.
Je commençais à me demander si elle parlait à des gens quelque fois parce qu'elle avait un comportement très étrange: elle penchait la tete, serrait les poings, se tourna, fis quelques pas, s'arrêta de nouveau, elle respirait fort. puis elle revint vers moi, me jaugea de haut en bas. Son visage bougeait à peine. Ah ! elle attendait peut etre une réponse !

- Très bien, tu as raison, ce ne sont pas mes affaires ! Mais bon, sache que tu as l'air tellement seule et triste. Ca ferait presque pitié. On est plus fort quand on a quelque chose à protéger ! lui dis je

La fille se redressa d'un coup et s'immobilisa. Bon je n'avais plus rien à faire ici.

-Bien, bon courage pour la suite, au revoir !

Et sur ce je tournais les talons et je suis partie. Mon patron m'attendait avec la plus grande impatience. A la revoyure, mademoiselle !
Peut etre allait elle me rattraper, ou peut etre pas ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Myriana Hanabito

avatar

Messages : 97
Date d'inscription : 17/12/2010
Localisation : Je suis là, juste à coté de vous. Victime de votre indifférence.

MessageSujet: Re: Une livraison particulière [Myriana]   Mar 6 Sep - 20:17

Les paroles de cette inconnue venaient de piquer Myriana à vif. Elle la jugeait sans la connaître. La mercenaire serra fortement les poings, enfonçant ses ongles dans sa chair. Elle soupira et s’adossa contre un mur. Reprenant peu à peu ses esprit, elle regarda la jeune femme s’éloigner tandis qu’un sourire sadique se forma au coin de ses lèvres. Sans bouger de sa place première, elle parla d’une voix assez haute et claire pour que l’inconnue ayant prit de la distance puisse l’entendre :

– Sache jeune fille, que tristesse ne va pas toujours avec solitude. J’ai choisis d’être seule, et je l’assume pleinement. Pourquoi aurais-tu pitié ? Tu n’as aucune raison de l'être. Tu ne me connais pas. Mais si tu veux quand même me prendre par pitié, bien que je n’aime pas ça, c’est ton choix. Perdre ton temps est ton problème.

Devait-elle ajouter autre chose ? Elle n’avait rien dit sur cette « force » dont parlait son interlocutrice. Fort quand on protège quelqu’un ? Si on protège quelqu’un, c’est par amour et cela faisait bien longtemps que Myriana avait rayé ce sentiment de son cœur. Pourtant, elle était forte. Elle ne le savait peut être pas, mais elle l’était. Ayant tiré cette force d’évènements passés, elle avait affrontés les épreuves de la vie et s’était maintes fois relevée. Elle pouvait s’estimer heureuse car jamais elle n’avait baissé les bras même si l’idée ne lui traversait que trop de fois l’esprit. Elle n’aurait jamais dû naître. On ne vit pas pour souffrir, la mort est là pour nous donner notre lot de souffrance. La vie est censée être un long chemin lumineux, avec quelques obstacles ici et là. Peut être que la jeune Hanabito était simplement une erreur ? Une erreur qu’il fallait par conséquent corriger en mettant un terme à sa vie. On peut voir le suicide comme un acte lâche ; fuir ses problèmes. On peut aussi le voir comme l’acte le plus courageux du monde ; se rayer de l’humanité pour accorder un repos mérité aux gens autour, autrement dit, se sacrifier. Le suicide était en revanche un acte bien égoïste. Ai-je réellement besoin de vous expliquer pourquoi ? Je ne pense pas, non.
Myriana avait causé est cause toujours beaucoup de mal autour d’elle, alors mettre un point final à sa vie ne serait pas un réconfort que pour elle. Mais elle ne pouvait se résigner à faire ça. Elle n’était pas quelqu’un de bien, elle le savait, l’assumer et le vivait. Tant bien que mal certes, mais elle était toujours en vie, c’était l’essentiel.

Revenant à ses esprits, elle se rendit compte que l’étrangère avait fait demi tour pour revenir se planter devant elle. l'adolescente la regarda de haut en bas, s’attardant sur ses yeux puis étira un peu plus ce sourie sadique toujours présent au coin de ses lèvres. Elle arqua un sourcil, la poussant à répliquer et a lui répondre. Attendant moins de cinq secondes, la livreuse prit la parole.
Cette fois-ci, Myriana ne dit rien. Elle attendait, la tête penchée à gauche, le sourire toujours présent. Serait-elle entrain de narguer la personne en face d’elle ? Peut être bien. Quoiqu’il en soit, aucun mot ne sembla franchir le seuil de sa bouche. Peut être aussi qu’elle réfléchissait tout simplement à ce qu’elle allait dire. C’était une jeune fille bien avancée pour son âge, plutôt philosophique dans ses paroles, elle pesait ses mots avec beaucoup de précautions et aimait employer des sous-entendus. Cela pouvait s'avérer être bien pratique.

Elle ferma les yeux un instant pour les rouvrir et voir la jeune femme. Qu’allait-elle faire vu l’absence de réponse de la part de Myriana ? S’énerver ? Partir ? Ou juste tenter l'échappatoire de l’indifférence ? Le temps nous en dira d’avantage…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Linnéa Kaurismäki

avatar

Messages : 94
Date d'inscription : 01/01/2011
Age : 21
Localisation : Dans un immeuble banal, dans une rue banale, dans une ville extraordinaire.

MessageSujet: Re: Une livraison particulière [Myriana]   Sam 10 Sep - 22:36

Je m'arrêtais sur le champ. Cette fille était sure de ce qu'elle disait, elle s'exprimait pour ne dire que le strict minimum mais depuis un moment elle parlait un peu plus, je l'avais peut-être piqué à vif ? Au début, je n'avais pas beaucoup apprécié cette fille, se replier sur soi même, maudire le monde entier ... etc. Je ne m'entends pas forcément avec ses personnes mais elle, elle était spéciale. Quand j'ai dit qu'elle ferait presque pitié, j'espérais qu'elle se mettrait en colère aux pire des cas me frapperait mais non elle était restée calme et m'avait expliquer, rapidement, ce qu'elle pensait de ce que je disais. Cela faisait assez de temps que je n'avais pas eu de discussion aussi profondes sur un sujet qui mérite d'être débattu. Je me suis retourné vers elle, parcourant la distance que j'avais mise entre nous. je m'étais replanté devant elle. Elle m'incitait à lui répondre, et bah elle allait pas être déçu !

-Arrête donc de m'appeler "jeune fille", opte plutôt pour Linnéa ou Lin mais pas "jeune fille", commençai-je. Tu as raison, tristesse ne veut pas dire solitude. Mais je pense -c'est mon opinion, hein- que lorsque l'on a quelqu'un avec qui parler, on peut se soulager. J'entends par là le fait que l'on ne garde pas des choses qui nous perturbe, on se sent plus léger. Ensuite lorsque je disais que l'on est plus fort en protégeant quelqu'un ou quelque chose est vrai. Tout comme le contraire. Dans ce cas là, on peut dire que nous sommes tous faibles ... ou trop fort.

Pause théatrâle pour donner plus d'effet à mon discours.

-Lorsque que l'on a quelque chose ou quelqu'un a protégé, on veut devenir toujours plus fort, on se fixe un objectif. Attention, je ne dis pas que tu n'en as pas. Mais cette chose qui nous est précieuse, on ne veut pas la perdre ! Enfin bref, il faut déjà commencer par se protéger soi même et lorsque l'on se sent suffisamment puissant ou peut commencer à s'attacher à des gens -avant, se serait condamner à mort la personne ou l'objet- mais c'est à ce moment là que l'on se rend compte que l'on est pas assez fort et on tire des leçons de ses erreurs. C'est de l'expérience. Là encore, je ne dis pas que tu n'en as pas, cela va de soi !

Deuxième pause théatrâle. Tout à fait inutile mais j'aime bien, allez savoir pourquoi !

-Et puis, la pitié n'est pas un sentiment que je ressens souvent, je parle surtout pour tout les crétins qui peuplent un peu cette rue. Mais ce n'est pas pour autant que la pitié est une perte de temps. Mais on s'en fout de l'avis des autres ! Bref voilà quoi.

Alors là, j'avais carrément la gorge super sèche. le fait que je lui dise de m'appeler par mon prénom l'avait surprise, enfin, je pense. ca ne se voyait peut-être pas mais j'étais sure et certaine qu'elle m'avait écouté attentivement. cette conversation avait l'air de l'interesser malgré tout, ce qui me faisait un peu plaisir. Bah oui, elle avait été un peu froide au début de notre rencontre mais ça avait l'air de plutôt commencer à prendre la forme de la curiosité ? peut-être que je l'interessais ? Mais enfin, je m'en fichais un peu de ça, je n'étais pas là pour lui faire plaisir -surtout que ça ne lui ferait pas plaisir.

En tout cas, j'en avais un peu marre de rester debout et comme apparemment elle prenait son temps pour répondre, je ne tiendrais pas. Ah et puis je devais retourner au boulot. Zut. je sortis mon téléphone de ma poche, tapais le numéro du patron et attendais. Il décrocha, rapidement je lui disais que je ne pourrais pas rentrer tout de suite et qu'il fallait qu'il m'excuse mais je serais vachement en retard et sur ce je raccrochais et remis le portable dans ma poche.
la fille n'avait toujours pas ouvert la bouche et je commençais à m'impatienter.

-Bon, écoute, ça te dirait pas de t'asseoir ? On va boire un verre ?

Du pouce je lui montrais un petit bar où il n'y avait pratiquement personne, parfait pour parler en toute intimité. Je lui souris et, depuis le début de la discussion, je lui adressais un vrai sourire sincère. elle regarda l'endroit et me répondit, à mon grand plaisir !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Myriana Hanabito

avatar

Messages : 97
Date d'inscription : 17/12/2010
Localisation : Je suis là, juste à coté de vous. Victime de votre indifférence.

MessageSujet: Re: Une livraison particulière [Myriana]   Mar 13 Sep - 17:43

C’est bien normal que Myriana prenne son temps pour répondre, avec tout ce que cette Lin venait de lui dire ! Jamais elle n’avait entendu quelqu’un autant parler qu’aujourd’hui. Et comme on dit si bien, il y a une première à tout. Hochant la tête à la proposition de cette jeune fille, elle la suivit dans le bar et accéléra le pas question de l’entraîner vers la table la plus au fond. Myriana s’assit sur la seule chaise qui était contre le mur nord du bar et posa ses deux coudes sur la table, joignant ses mains pour pouvoir se cacher la moitié inférieure de son visage en calant son nez sur ses mains. Seul un couple sa cajolant se trouvait avec elles, et ce n’est sûrement pas eux qui vont vouloir entendre leur conversation.
Quand le serveur vint près des deux jeunes-filles, elle marmonna un petit « Bière » et laissa Linnéa dire ce qu’elle voulait aussi. Sachant désormais ce qu’elle devait répondre, elle prit la parole.

– Tu parles trop, Lin… Quand on ne ressent pas le besoin d’être léger, on n’a pas besoin d’aller se confier. Et sache que personnellement, j’ai trouvé un excellent moyen de me soulager…

Un sourire sadique vînt étirer les lèvres de la jeune adolescente qui redressa la tête pour déposer son avant-bras sur la table, dévoilant ses fins poignets mutilées de toutes parts. Linnéa sembla assez surprise mais la mutante ne lui laissa pas le temps de poser une quelconque question qu’elle reprit sa position initiale. Ouvrant la bouche Myriana, la referma bien vite. Le serveur debout devant elles venait de les interrompre. Elle lui fit un signe de la tête et prit la canette qu’elle décapsula avant d’en boire une gorgée et de reprendre.

– Que chacun se protège tout seul. Tous ceux que j’ai chéris sont passés de vie à trépas. Quelques uns de mes propres mains. Sous-entendrais-tu que je fais parti des crétins qui peuplent cette rue ?

Le sourire sadique fit place à un autre penchant vers le sarcasme que Myriana ne tenta même pas de dissimuler. Nous allons désormais faire le point sur quelques paroles prononcés par la mercenaire. C’est bien vrai qu’elle s’est attachée à plusieurs personnes, et c’est aussi vrai que ces personnes sont toutes décédées. Sa mère pour commencer, des mains de son père qui lui, périt de la main de Myriana. L’homme qu’elle a aimé fait aussi parti de ses victimes. Eh oui, la dépressive de maintenant a autrefois ressentit de sentiments amoureux envers un homme. Celui-ci le savait, l’aimait aussi mais avait décidé de la faire souffrir pour des raisons personnelles. Alors, il enchaînait les aventures chaque soir, jusqu’au jour où il avait franchi la limite du pardon de la seule fille qu’il aimait réellement. Violant une mercenaire mutante qui n’avait pas encore réussit à maîtriser son don, Myriana s’était rendu chez lui et s’est engagé dans un combat avec lui, le frappant jusqu’à ce que mort s’ensuive. Tout comme une ancienne amie à elle, une mutante neutre qui est allé vendre la mèche à l’église disant « Qu’une étrange fille à la chevelure violette était une mutante ». N’ayant d’autres choix, l’adolescente a dû la tuer et se faire toute petite pendant un long moment avant de reprendre ses activités meurtrières. Nous n’allons pas nous étaler d’avantage sur le passé de la mutante.

Linnéa reprenait la parole, après avoir siroté un peu du contenu de son verre. Toujours aussi bavarde. C’est là que Myriana se rappela qu’elle ne s’était pas présentée auprès de cette jeune Lin. Peu importait, tant qu’elle ne lui demandait pas, elle ne le lui dira pas. Quoiqu’elle trouve cela vraiment mal placé de ne pas donner son prénom alors que son interlocutrice l’a fait. Mais bon, Myriana n’était pas très polie de toutes les manières.
Allait-elle lui parler de ses poignets meurtris par les lames ? Peut être bien. Mais la mutante ne comptait pas donner les véritables raisons de cette souffrance physique qu’elle se procurait à l’aide de lames.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Linnéa Kaurismäki

avatar

Messages : 94
Date d'inscription : 01/01/2011
Age : 21
Localisation : Dans un immeuble banal, dans une rue banale, dans une ville extraordinaire.

MessageSujet: Re: Une livraison particulière [Myriana]   Ven 16 Sep - 20:26

On était maintenant dans le petit bar tranquille que j'avais désigné du pouce. Un couple se bécotant était là aussi, nous étions donc tranquille. Je m'assis en face d'elle : je ne voyais pas grand chose, elle avait toujours sa capuche et ses mains cachaient la moitié de son visage. Je ne voyais donc que son nez et ce n'était pas ce qu'il y avait de plus interessant chez elle. J'en étais certaine. le serveur vint nous commander, elle lâcha un "bière". En fait ça ne m'étonna même pas, je m'y attendais presque. Je commençais à la cerner, je ne dis pas que c'est simple, elle a un caractère assez complexe. Mais bon mon but n'était pas de connaître cette fille par coeur, je n'en avais pas vraiment en fait. d'ailleurs, maintenant j'étais presque convaincue que cette fille était une mutante. Je commandais à mon tour mais une simple limonade, j'vais pas faire dans l'impressionnant ! Bref elle recommençait à me parler.
J'écoutais avec tellement d'attention que je ne vis pas le serveur arrivait avec notre commande. Très rapide, il fadra que je retourne ici; moi. Enfin, il restait à savoir si c'était pas mauvais. J'adressais un "merci" au serveur qui n'attendit pas longtemps pour rejoindre le bar. Elle reprend la parole et là, j'aperçois des cicatrices sur ses poignet : certaines sont récentes, d'autres non. Je pense, je ne suis pas bête, que ces cicatrices sont volontaire et puis elle a dit qu'elle avait trouvé un moyen de se soulager, serait-ce la scarification ? Enfin bref, je n'allais pas lui poser de question sur ça, elle ne voulait certainement pas que j'aborde le sujet : et bien oui, elle n'avait pas l'air de vouloir se suicider, on pourrait dire que je fais surement de la "non assistance à personne en danger" mais je ne connaissais pas assez cette fille pour la faire changer d'avis, nous ne faisions qu'échanger nos avis personnels. Je bus une gorgée de mon verre. Au fait, je ne savais toujours pas comment elle s'appelait :

-Avant toute choses, comment t'apelles-tu ? Et non, je ne disais pas que tu faisais partie des crétins de la rue, de la ville, du pays, de où tu veux. Ce que je voulais dire, c'est que le monde est fait d'imbeciles qui ont peur de tous, ils fuient la réalité et ce genre de personnes m'insupportent ...

A ce moment là, sans vraiment m'en rendre compte, je regardais dans le vide, je me sentais extremement seule. Je ne pensais absolument à rien, le néant. Je ne sais pas combien de temps je suis resté ainsi mais ce qui me tira de ma "transe" ce fut un petit toussotement de la part de mon interlocutrice. Elle avait changé de position, et elle avait une mimique étrange sur le visage. Elle se disait certainement que j'avais encore quelque chose à dire, ce qui n'était pas faux. j'en avais un peu marre de ce sujet alors je changeais immédiatement :

-Bref, cela fait combien de temps que tu es à Paris ?

Elle devait se demander si j'étais normale : je n'étais pas parti en courant alors qu'elle m'avait avoué qu'elle avait déjà tué des personnes. Mais je commençais vraiment à l'apprécier. Je pris mon verre dans la main et m'adossais à mon dossier. je pris encore une gorgée de ma limonade.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Myriana Hanabito

avatar

Messages : 97
Date d'inscription : 17/12/2010
Localisation : Je suis là, juste à coté de vous. Victime de votre indifférence.

MessageSujet: Re: Une livraison particulière [Myriana]   Mar 20 Sep - 19:07

Myriana n’eut pas à attendre bien longtemps avant que Linnéa ne lui réponde. Lui demandant avant tout son prénom, elle accorda quelques temps après une justification à ses dires précédant. La jeune mutante préféra d’abord répondre à sa question. Autant ne pas s’allonger sur le sujet qu’elles avaient arboraient, après tout.

– Myriana…

Cette fois-ci, Lin ne dit rien. Une nouvelle expression traversa alors le visage de cette jolie jeune femme. Son sourire disparut alors faisant place à toute autre chose. Un sentiment que Myriana ne connaissait que trop bien. Un regard totalement vide, exprimant la solitude la plus profonde. Cette solitude que l’on ressent que quand on n’est entouré de gens. Des gens sans grande importance, voir aucune. L’adolescente eut un sourire sadique qui étira ses lèvres tandis qu’elle déposait son coude droit sur la table et sa joue droite sur la paume de sa main ouverte. Quelques mèches de cheveux courtes barraient la vue de la jeune fille qui ne fit rien pour les enlever, observant toujours son interlocutrice plongée dans ses pensées. Elle ne dit rien et préféra n’esquisser aucune geste pour reprendre contact avec elle, préférant la laisser dans cet état second alors qu’elle recommençait à boire de sa bière. A la troisième gorgée consécutive, elle toussota doucement en se redressant. Ce geste avait apparemment attire l’attention de la brune qui reposa alors son regard sur Myriana. C’est elle qui disait qu’elle la trouvait triste et seule ? Quel culot, sérieusement ! Mais la mutante au regard de sang n’allait en aucun cas parler de cet état absent dans lequel se trouvait son interlocutrice quelques temps avant. A quoi bon à part une belle perte de temps.

Lin avait ouvert la bouche et recommençait à parler, semblant tout ignorer du sentiment qui venait de la traverser quelques temps plutôt. Myriana haussa simplement les épaules faisant disparaître son sourire sadique. Neutre fut le suel mot qu’on pouvait lire dans ces yeux. Après tout, n’était-ce pas là le miroir de l’âme ?
.
Depuis combien de temps était-elle à Paris ? Longue histoire. Elle avait vécu jusqu’à six ans dans la capitale de France, puis elle était allé avec son père quelques années pour ensuite revenir. Nouvel haussement d’épaules accompagné cette fois-ci d’une réponse.

– Peu importe. Dis-moi… Qu’est ce qui te fais croire que je suis une mutante ?

Elle venait de baisser le temps, de façon à ce que ni le couple, ni le barman et encore moins le serveur puisse l’entendre. Au fait, ça ne la dérangeait pas tant que ça que quelqu’un l’apprenne. Mais si c’était un humain, elle devrait l’exterminer. De toute façon, quand on lui attribuait des missions, elle n’avait jamais son mot à dire. Elle obéissait, juste. C’est ce qu’elle faisait depuis toute petite déjà, et elle continuera à être comme ça.
Allait-elle susciter le doute dans l’esprit de Linnéa ? Peut être bien. Sans aucun doute, même.
Humains, mutants. Pas si grande différence, à vrai dire. Les mutants étaient des humains à la base, mais la race humaine sans pouvoirs était inférieure désormais. C’était un fait à ne pas nier. Si quiconque n’était pas de l’avis de Myriana, elle se débrouillera pour le lui faire comprendre. Après tout, ce n’était pas un hasard que seulement quelques personnes aient été touchées par cette irruption solaire ce fameux jour du 21 Décembre 2012. Rien n’était dû au hasard. Rien du tout et encore moins ça. Volonté de Dieu ? Non, elle n’y croyait pas non plus. C’était juste… Comme ça.

Grognant à cette pensée, elle secoua vivement la tête pour tendre l’oreille et écouter alors la réponse de Linnéa.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Linnéa Kaurismäki

avatar

Messages : 94
Date d'inscription : 01/01/2011
Age : 21
Localisation : Dans un immeuble banal, dans une rue banale, dans une ville extraordinaire.

MessageSujet: Re: Une livraison particulière [Myriana]   Dim 1 Jan - 22:32

Cette jeune fille avait un joli prénom, Myriana. Maintenant au lieu de dire "interlocutrice" ou "jeune fille" j'allais pouvoir lui donner un nom. Le sien. Bref, j'attendais qu'elle me réponde, il eut un temps de pause puis elle me répondit, ou pas. Elle m'envoya gentiment balader comme si elle ne voulait pas que nous ayons une discussion normale ... Ben non ! Elle voulait savoir ce qui me faisait dire que c'était une mutante. Bon, c'était surement la question la plus chiante de toute la conversation mais il fallait bien que je lui réponde.

-Ben il a plusieurs raisons ....

Silence. Apparemment elle attendait que je continue. Bon, j'avoue que ce n'était pas forcément une réponse très complète. Mais bon, cette fille n'avait pas forcément fait quelque chose de mal. En fait si, j'avais de la patience certes mais là, son attitude indifférente commencer vraiment à me taper sur le système et j'avais envie de mettre fin à cette conversation. Alors voilà ce que je fis : j'appelais le garçon qui nous sercait. Myriana me regarda bizarrement mais lorsque je demandais l'addition, elle se décontracta comme si elle ne voulait pas que d'autres "humains" soient mêlés à cette histoire. Le garçon partit et revint avec le ticket de caisse, je cois que ce petit bout de papier a fait trembler plus d'une personne (après la facture évidemment). Je regardais mais je devais peu et elle aussi, normal on ne s'était pas trop lâché. Il n'empêche que cette conversation avait été des plus interessantes bien, je sortis mon porte-monnaie et je payais maintenant, il était plus que temps de répondre à sa question. Je relevais la tête, elle était assise de façon confortable dans sa chaise, les bras croisés sur sa poitrine et elle me regardait fixement, attendant inlassablement.

-Déjà, ton apparence physique, des yeux rouges comme ça, c'est un peu suspicieux non ? Tes cheveux aussi d'ailleurs ...
Mais surtout, tu dégages quelque chose ... Tu peux dire que je suis folle mais tu es sombre, tu dégages une aura qui fait reculer toute personne qui veut entrer en contact avec toi. Tu n'as pas nié être un mutant et si tu n'en étais pas un, tu ne t'amuserai certainement pas à faire ça, du moins, c'est mon opinion ! Ton attitude après tu es indifférente, tu as des hésitation, comme des pulsions et tu es très seule ça se voit ! Bien, sur ce, je vois bien que je te fais perdre ton temps et que ça t'insupporte donc je vais te laisser, j'ai des livraisons à faire. Il y a plein d'autres choses aussi qui m'ont fait croire que tu étais une mutante donc si une simple humain comme moi peut s'en douter imagine les mercenaires qui seront contre toi ou tout autre choses d'ailleurs ! J'ai été ravie de faire ta connaissance et j'ai trouvé notre conversation très interessante, je suis patiente mais ton air indifférent commence à m'insupporter donc, je te laisse ! Au revoir et merci !


Je pris mon manteau, l'enfilait et partit. Au bout de trois pas, je fis demi-tour et revins vers elle qui n'avait apparemment pas bronché. Je pris une serviette qui était sur la table et un stylo dans ma poche et j'écrivis.

-Si jamais tu as un souci, appelle moi ou vient directement, je serais toujours là. Si tu ne veux pas, déchire le papier avant de le jeter ! Au revoir !

Et je partis. Peut-être m'appellerait-elle, qui sait ?
Bon, mon patron m'attendait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Une livraison particulière [Myriana]   

Revenir en haut Aller en bas
 
Une livraison particulière [Myriana]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Mission rang C] Livraison express ! Enfin... Pas tout à fait...
» Délais de livraison chez GW?
» Qu'est ce qu'une aptitude particulière ?
» [Invités & Nouveaux Membres non validés] Une question? Une envie particulière?
» Maelstrom Games

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Lupus Dei :: RPG - PARIS :: La ville :: La Seine et ses ponts-
Sauter vers: